Suite à la récente hausse des attaques terroristes contre le personnel de sécurité israélien, l’armée israélienne est en train de finaliser une nouvelle politique pour s’assurer que l’ensemble de ses soldats non-combattants soient équipés de gaz lacrymogène.

Mais cette mesure ne pourra être mise en place qu’à condition que la demande de la division des opérations de l’armée israélienne pour le financement nécessaire soit approuvée. Si les fonds sont accordés, les nouvelles recrues de l’année prochaine affectées aux unités non combattantes de l’armée de l’année prochaine auront l’obligation de porter sur eux le spray d’auto-défense, a indiqué Ynet mercredi.

La division des opérations a réfléchi à cette solution comme une mesure de précaution en pleine vague d’attaques terroristes de « loups solitaires » contre les soldats et les civils israéliens.

Un officier a déclaré que l’armée israélienne recevait des dizaines de demandes par an de soldats demandant du gaz poivré. Il a précisé que la plupart de ces demandes provenaient de soldats qui ont déclaré craindre pour leur sécurité personnelle. Les soldats vivant dans des zones à majorité ultra-orthodoxe, des villes arabes israéliennes et en Cisjordanie ont constitué la plupart des demandes.

De nombreux cas d’agressions sexuelles dans des bases de Tsahal au cours de la dernière décennie ont déjà poussé les militaires à mettre en œuvre une règle exigeant que les soldates aient sur elle du gaz lacrymogène pour se défendre.

La mise en œuvre de ces nouvelles directives coûtera à Tsahal environ 300 000 shekels (70 000 euros).

La semaine dernière, une soldate a souffert de blessures modérées quand elle a été poignardée à un poste de contrôle entre Jérusalem et la ville de Bethléemen en Cisjordanie.