L’armée israélienne préviendra les Palestiniens avant de s’entraîner dans des villages, et ce particulièrement dans des zones dites « sensibles, culturellement et religieusement parlant ».

Suite à une lettre écrite par l’ONG israélienne de défense des droits de l’Homme Yesh Din, le Colonel Doron Ben Barak, conseiller militaire de Tsahal en Cisjordanie, a répondu que l’armée avait donné l’ordre d’informer les Palestiniens avant tout exercice militaire. Pour l’instant, cette mesure n’a pas encore été appliquée.

« En réponse à votre lettre, le Commandement central de l’armée a demandé aux soldats de prévenir [les résidents] avant de s’entraîner dans les villages [arabes] », a-t-il écrit dans sa lettre adressée à Yesh Din, le 28 janvier.

L’armée israélienne s’entraîne régulièrement dans des villages juifs et arabes, en Israël et en Cisjordanie, dans le but de simuler des scènes de guerre urbaine.

D’après Doron Ben Barak, les entraînements dans des infrastructures adaptées sont « beaucoup moins efficaces » que ceux qui se déroulent dans un vrai environnement urbain.

« Pour maintenir sa réactivité face à certaines menaces régionales, l’armée israélienne est parfois obligée de s’entraîner dans des zones résidentielles », écrit-il. « Même s’il est très utile de s’entraîner dans des villages juifs, ils ne peuvent pas remplacer les entrainements dans les villages palestiniens, qui comportent aussi des caractéristiques uniques. »

« Tsahal est conscient du fait que ces exercices dans les zones résidentielles peuvent être inconfortables pour la population locale. Mais compte tenu de la réalité sécuritaire de la région, c’est un impératif », ajoute-t-il.

Le 31 octobre 2013, Yesh Din – spécialisé dans la défense des droits des Palestiniens en Cisjordanie – a fait état d’un exercice militaire de Tsahal au cours duquel une manifestation palestinienne était simulée dans le cimetière musulman de Tel Rumeida, dans la ville d’Hébron.