Un officier haut gradé de l’armée a déclaré mardi que la coopération d’Israël avec les Etats-Unis en matière de renseignement, au milieu de tensions entre les deux pays, restait intacte et qu’au « niveau stratégique, le dialogue des partenaires est approfondi et productif ».

L’administration du président Barack Obama, a ajouté l’officier, « investit plus de ressources dans la sécurité d’Israël que les années précédentes ».

Lors d’une rencontre largement concentrée sur des questions budgétaires internes, il a qualifié le partage d’information entre les deux pays « d’excellent » et a déclaré qu’elle « n’avait pas du tout été endommagée ».

Ces déclarations ont été faites suite à un article du Wall Street Journal prétendant qu’Israël avait non seulement espionné des officiels américains impliqués dans les négociations P5+1 avec l’Iran sur le programme nucléaire, mais avait aussi utilisé les informations pour « saper la diplomatie américaine » en partageant des informations avec des membres du Congrès qui, apparemment, n’avaient pas été totalement informés sur les paramètres de l’accord en cours.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans un discours prononcé devant les deux chambres du Congrès malgré l’opposition ouverte d’Obama, a qualifié l’accord qui est actuellement négocié en Suisse de « très mauvais » et a assuré qu’il « n’empêche pas l’Iran d’obtenir une bombe, qu’il prépare le chemin de l’Iran pour la bombe ».

Depuis lors, la dispute qui était jusqu’à lors contenu dans le « royaume de l’ombre », comme le disent parfois des officiels israéliens, est apparue sur le devant de la scène. Avec des officiels israéliens affirmant que l’administration cherchait à renverser Netanyahu lors de l’élection de la semaine dernière et d’importants membres de l’administration (et proches d’Obama) qui prétendent qu’une « occupation qui a duré pendant presque 50 ans devait cesser » et que les Etats-Unis, à la lumière des déclarations pré-électorales de Netanyahu, auraient à « repenser » leur approche vis-à-vis du processus de paix israélo-palestinien.

La date limite pour les pourparlers sur le nucléaire est le 31 mars.

L’officiel de l’armée a également déclaré que le nouveau chef de l’armée a « retiré du protocole » l’arrêter de l’entraînement comme un moyen d’économiser de l’argent – une mesure de dépannage qui avait été utilisée en 2014.

« Peu m’importe comment on y parvient, mais l’armée continuera à s’entraîner », a déclaré l’officier citant le Général Gadi Eisenkot

La directive signifie que plusieurs projets à long terme devront être gelés.

L’officier explique qu’Israël a essayé de « tout faire », défense active, une force de drône « incomparable », tout en construisant les meilleurs tanks et les véhicules blindés de transport de troupes dans le monde, avec la protection d’un front, des barrières frontalières, une armée de l’air puissante, un service de renseignement efficace et une unité de guerre informatique au niveau des défis d’aujourd’hui.

Puisque la guerre peut éclater à tout moment, explique-t-il, « la question la plus importante est d’être entraîné, tout le reste vient après ».

L’officier a suggéré que dans le Nord, « il n’y a pas d’acteur dont l’intérêt est la guerre » mais qu’une série d’événements pouvait « devenir hors de contrôle », comme les meurtres qui ont eu lieu à proximité de la frontière syrienne en janvier, et provoquer un conflit de grande échelle.

Le Hezbollah, a-t-il déclaré, « savait rapidement » qu’il n’avait tué « que deux » soldats dans sa frappe de riposte du 28 janvier dans la région du Har Dov, mais l’organisation a décidé de ne pas compenser le nombre de morts, de peur d’être engagé dans une guerre totale.

« J’imagine que le gouvernement d’Israël aurait réagi différemment à l’incident si le nombre de morts avait été plus élevé », a-t-il expliqué.