Au moins 30 personnes ont été tuées et près d’une centaines d’autres blessées lundi lors d’un attentat suicide qui a frappé la ville turque de Suruç (sud), à proximité de la frontière et de la ville syrienne de Kobané, a annoncé le ministère turc de l’Intérieur.

La déflagration s’était produite dans le jardin d’un centre culturel de Suruç, située à une dizaine de kilomètres de Kobané d’où les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont été chassés en janvier après quatre mois d’intenses combats face aux milices kurdes de Syrie.

Les autorités d’Ankara ont de « fortes raisons » de penser que le groupe djihadiste Etat islamique (EI) est à l’origine de l’attentat suicide qui a fait au moins 28 morts lundi dans la ville turque de Suruç, près de la Syrie, a-t-on indiqué de source officielle turque.

« Les autorités turques ont de fortes raisons de croire que cette attaque terroriste a été perpétrée par l’EI », a déclaré à l’AFP un responsable turc s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné l’attentat suicide qui a fait lundi au moins 28 morts et une centaine de blessés dans la ville turque de Suruc, près de la frontière syrienne, dénonçant un « acte de terreur ».

« Nous sommes plongés dans le deuil à cause d’un acte de terreur qui a fait 28 morts et de très nombreux blessés. Je maudis et condamne les auteurs de cette violence on nom de mon peuple », a déclaré M. Erdogan lors d’une visite officielle dans la partie nord de Chypre, occupée par la Turquie depuis 1974.