Les comptes Twitter officiels du ministère des Affaires Étrangères israélien et du Premier Ministre ont relayé successivement des informations visant à mettre en parallèle les actions terroristes du Hamas et celles de Daech et de la secte négérianne Boko Haram, rapporte ce matin 20 minutes dans ses colonnes. « Vous avez entendu parler de #EI ou de #BokoHaram, mais les terroristes du Hamas semaient la mort bien avant eux ». « RT ceci: Hamas, c’est EI et EI c’est Hamas. Ce sont des ennemis de la paix. Ce sont des ennemis de tous les pays civilisés. »

Le quotidien gratuit consacre la majeure partie de son article à se demander s’il est légitime pour une institution gouvernementale d’utiliser de façon commerciale le réseau social Twitter. Il est en effet reproché à Israël d’avoir payé la diffusion de ses tweets afin d’en augmenter la portée comme peut le faire n’importe quelle société commerciale.

Les représentants de Twitter semblent pourtant justifier la démarche israélienne. « Twitter signale par un badge violet les annonces de campagne politique payées par des candidats ou des partis » à l’exclusion « des publicités émanant d’institutions politiques ne cherchant pas à influer sur les électeurs, telles que « les institutions ou organismes gouvernementaux dont les membres sont élus. »