Le Hamas palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, risque de reprendre les combats s’il constate que les rendez-vous des prochaines semaines ne se traduisent par « aucun succès politique » pour lui, a estimé jeudi un responsable israélien.

Israël et le Hamas sortent tout juste de cinquante jours de guerre.

« Les chances que le Hamas relance la routine des violences existent. C’est une possibilité non négligeable », a dit à la radio militaire Tzahi Hanegbi, vice-ministre des Affaires étrangères et proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Selon lui, « le Hamas va attendre la reprise des négociations du Caire, ainsi que la conférence des pays donateurs prévue à la mi-octobre, mais lorsqu’ils (le Hamas) comprendront que la guerre ne leur a pas permis de remporter le moindre succès politique, ils pourraient reprendre les combats ».

En concluant le 26 août un accord de cessez-le-feu, Palestiniens et Israéliens se sont donné un mois pour reprendre des discussions.

Il s’agit par l’intermédiaire des Egyptiens de régler des questions de fond pour transformer ce cessez-le-feu en trêve durable dans cette enclave palestinienne qui en est à sa troisième guerre en six ans.

Parmi les exigences palestiniennes figurent la construction d’un port et la reconstruction d’un aéroport. « Pour qu’un port et un aéroport soient construits, il faudrait au préalable que la bande de Gaza cesse d’être un royaume terroriste et devienne une entité politique raisonnable et normale », a dit M. Hanegbi.

Quant à l’importation de matériaux pour reconstruire la bande de Gaza dévastée par les bombardements, « tout ce qui entrera dans la bande de Gaza, le béton, le ciment, sera vérifié afin que cela soit utilisé à bon escient », a-t-il dit.

Israël veut s’assurer que les importations ne soient pas détournées de leur finalité pour produire des roquettes ou creuser des tunnels d’attaque contre Israël.

Outre les discussions israélo-palestiniennes, l’Egypte doit accueillir le 12 octobre une conférence des donateurs, une rencontre entre acteurs internationaux en vue de la reconstruction de Gaza.