Le chef de la police israélienne Roni Alsheich accuse le département des investigations du ministère de la Justice d’avoir enterré un document clé dans l’enquête sur la mort d’un enseignant bédouin tué par la police lors d’une opération visant à démolir des maisons dans son village non reconnu au début de l’année.

Selon Hadashot (ancienne Deuxième chaîne), la police affirme qu’un document contenant des témoignages sur l’incident a été ignoré par le Département des enquêtes de police, chargé d’enquêter sur les délits présumés commis par des policiers.

Le ministère public a demandé mardi au ministère de la Justice de rouvrir une enquête sur le meurtre d’un enseignant bédouin par la police lors d’une opération de démolition de maisons dans le village non reconnu d’Umm al-Hiran au début de l’année.

À la lumière de ces nouvelles preuves, le département des investigations du ministère a été invité à réexaminer les événements entourant la mort de Yaqoub Moussa Abu Al-Qia’an, qui a été tué par la police à Umm al-Hiran lors d’un incident où il a percuté des officiers avec sa voiture, en tuant l’un d’entre eux.

L’incident était considéré au départ comme un acte terroriste, mais les autorités ont indiqué depuis qu’Abu Al-Qia’an a probablement perdu le contrôle de son véhicule après avoir été touché par une balle et qu’il n’a pas intentionnellement foncé sur les officiers de police présents.

La colère de la police se concentre autour d’un document préparé par l’agence de sécurité du Shin Bet, soutenant apparemment les affirmations selon lesquelles l’incident était une attaque terroriste, a indiqué Hahadashot. Alsheich aurait déclaré que le comportement du ministère de la Justice équivalait à « trafiquer » l’enquête.

En réponse, le ministère de la Justice a déclaré : « nous parlons d’un document interne du Shin Bet qui n’était pas connu du Département des enquêtes de police jusqu’à maintenant. Immédiatement après que le Département des enquêtes de police en ait eu connaissance, le Shin Bet a demandé à ce qu’il soit partagé avec les enquêteurs. Le document a été partagé, étudié et des conclusions ont été tirées. »