Yaniv Sadka a rencontré de nombreux enfants dans le cadre de son coaching de jeunes à Los Angeles. Mais au cours de l’été 2011, un garçon de 13 ans s’est démarqué du lot.

« Benny est devenu comme mon troisième frère, raconte Sadka, 19 ans. Nous faisons des trucs de frères comme plaisanter, se bagarrer, prendre une glace. Nous nous sommes vraiment rapprochés cet été. »

À la fin de l’été, cependant, Benny a été diagnostiqué avec un lymphome, et a succombé à la maladie un an plus tard.

Rongé par la tristesse, Sadka a décidé de faire du bénévolat dans des organismes locaux dédiés au cancer mais fut bientôt frustré par les limites de l’expérience.

« Je ne voulais pas m’asseoir [dans leurs bureaux] et faire du travail de bureau ; Je sentais que je pouvais faire plus. Je pensais qu’il n’y avait aucune raison que je ne puisse pas chercher mes propres sources de fonds. »

Au cours de l’automne 2012, en tant que junior au Beverly Hills High School, Sadka a recruté quelques camarades de classe pour lancer un nouveau club, Teens Curing Cancer. L’année suivante, l’école Windward a formé un autre Teens Curing Cancer.

Le but des clubs, dit Sadka, est de fournir des moyens aux adolescents pour faire du bénévolat en les encourageant à lancer leurs propres événements de collecte de fonds et à en apprendre davantage sur les cancers pédiatriques.

Près de 2 000 élèves des deux écoles participent aux cinq événements de collecte de fonds et Teens Curing Cancer a levé 12 000 dollars à ce jour.

« Les étudiants s’identifient à [l’idée] que si vous êtes assez chanceux pour ne pas être malade, c’est comme gagner à la loterie génétique », relate Sadka.

Teens Curing Cancer utilisera les fonds pour acheter du matériel de laboratoire pour un centre de recherche sur le cancer pédiatrique en Californie ou au Wisconsin.

Pour son travail avec Teens Curing Cancer, Yaniv Sadka a reçu le Tikkun Olam Award en 2014. Actuellement étudiant de première année à l’Université de Wisconsin-Madison, il étudie le génie biomédical et souhaite ouvrir des clubs de Teens Curing Cancer dans des écoles de Los Angeles.

« On m’a dit que j’étais trop jeune pour fonder une association à but non lucratif, mais j’ai pu le faire, et cela a vraiment décollé. Je voulais que les lycéens soient fiers de Teens Curing Cancer, et je voulais pouvoir aider les gens. »

JTA l’a interrogé sur ses héros, sur son lien significatif avec la communauté juive et sur les conseils qu’il donne aux élèves du secondaire qui dirigent des clubs de Teens Curing Cancer.

Quelles sont d’après vous les qualités importantes d’un héros ?

La particularité d’un héros est le désintérêt personnel et le fait qu’il prenne le temps de donner en retour.

Qui est votre héros ?

Ma famille : mes deux parents ont immigré du Moyen-Orient. Ils sont arrivés aux États-Unis démunis. J’ai beaucoup de respect pour eux parce qu’ils ont travaillé très dur pour donner à mes frères et moi la meilleure vie possible. J’espère être en mesure de le faire pour mes enfants.

Quelle est votre fête juive préférée ?

J’ai un penchant pour Yom Kippour. Le symbolisme derrière le jeûne et la possibilité de peser, le temps d’une journée, le bon et le mauvais de l’année précédente est quelque chose de spécial.

Pouvez-vous partager avec nous une expérience juive significative que vous avez eue ?

Le fait de faire partie de la communauté [juive] est important. Les liens forts, les bras ouverts des organisations juives, ne ressemblent à rien d’autre et participent au caractère unique de la communauté.

Quel genre de choses aimez-vous faire pour vous amuser ?

Je joue à la crosse. J’aime lire la presse au sujet de la finance, des banques et du marché boursier. J’aime passer du temps avec mes amis et ma famille, j’aime les activités de plein air comme la randonnée pédestre et j’aime essayer de nouveaux aliments.

Quels conseils donnez-vous aux étudiants qui dirigent les clubs Teens Curing Cancer dans leurs écoles ?

Je leur dis que tout le monde a un point de vue différent, mais qu’il faut faire ce que vous pensez être juste. Il faut collaborer avec d’autres et impliquer autant d’adolescents que possible.