Un tribunal israélien a condamné un ancien maire impliqué dans une série de scandales – y compris un scandale où il a renommé une rue de la ville d’après le nom d’une de ses maîtresses.

Lundi, le tribunal de première instance de Tel Aviv a reconnu David Yosef coupable de 16 chefs d’accusations d’agression sexuelle, de fraude et d’abus de confiance. L’acte d’accusation détaillait le harcèlement de dizaines de femmes qui travaillaient à l’hôtel de ville et le licenciement de celles qui refusaient ses avances.

Yosef, un ancien maire de la ville ouvrière centrale d’Or Yehuda, a été également accusé d’accorder des avantages divers aux femmes qu’il courtisait. Parmi ses transgressions, il y a une nouvelle rue appelée « Bali » en 2013. À l’époque, il n’a donné aucune explication pour expliquer le changement de nom de la rue. Mais l’acte d’accusation a précisé que c’était le surnom qu’il avait donné à l’une de ses maîtresses.

En dépit de l’absence d’explication quant à la raison pour laquelle il avait décidé de ce nom particulier, la proposition du maire pour changer le nom de la rue a été approuvée sans aucun problème lors d’une réunion du conseil municipal. Dans une interview accordée en 2015 à la Dixième chaîne, la femme a nié que la rue a été nommée ainsi en son honneur.

Dans son récapitulatif, le juge David Rozen a écrit que Yosef s’était adonné « de manière systématique à des actes de nature sexuelle avec les nombreuses femmes qu’il a rencontré au cours de son travail ».

L’ex-maire a été accusé d’utiliser son autorité pour obtenir des relations sexuelles illicites avec des subalternes et de voler des biens municipaux afin de les récompenser – dont des ordinateurs, des cartes-cadeaux et même de l’espèce.

Yosef aurait également promu les femmes, indépendamment de leurs compétences, tout en renvoyant ou transférant d’autres employés pour donner leur poste à ses maîtresses.

Celles qui rejetaient ses avances ont été placées à des postes en périphérie de la municipalité ou, dans certains cas, forcées de quitter leur emploi.

Beaucoup des victimes alléguées qui faisaient partie de l’enquête avaient peur de témoigner contre Yosef, et certaines ont demandé à la police de retirer leurs plaintes.

Yosef est marié et a deux enfants.