L’ancien ministre du Tourisme Stas Misezhnikov a été interrogé cette semaine par la police sur des soupçons de corruption passive.

Misezhnikov, un ancien député Israël Beitenu, a servi comme ministre entre 2009 et 2013. Les enquêteurs se penchent sur des soupçons autour de marchés publics liés à de grands événements, d’une valeur de plusieurs millions de shekels, et pour lesquels il aurait fait bénéficier une connaissance personnelle, Julie Roth.

L’enquête a été déclenchée par le rapport 2013 du Contrôleur de l’Etat qui a mis en évidence des irrégularités dans la gestion par Misezhnikov des offres d’événements sous son contrôle, y compris un grand événement pour étudiants à Eilat en 2010 qui a été organisé par Roth.

La police a arrêté Misezhnikov à la suite d’un interrogatoire mardi matin et plusieurs de ses associés ont également été convoqués. L’ancien ministre a été interrogé par le Lahav 433, l’unité anti-corruption de la police de Lod, pendant plusieurs heures.

Les autorités ont déclaré qu’ils avaient fouillé les maisons d’un certain nombre de suspects et confisqué des ordinateurs et des documents. Roth a également été interrogé par la police, selon Ynet.

L’enquête sur la conduite de Misezhnikov a été réalisée en secret durant l’année écoulée, a indiqué la police, avant d’être révélée plus tôt cette semaine.

En 2012, Misezhnikov a fait les manchettes des journaux après que certains de ses anciens gardes du corps aient déclaré qu’il aimait boire de manière excessive et visiter les clubs de striptease tout en esquivant le personnel de sécurité.

Les ministres et membres de la Knesset – et même des premiers ministres – objets d’une enquête pour corruption et autres accusations pénales ne sont pas rares en Israël.

En mai, l’ancien Premier ministre Ehud Olmert a été condamné à six ans de prison, dont deux avec sursis et une amende d’1 million de shekels pour son implication dans le scandale de corruption entourant la construction du complexe résidentiel Holyland à Jérusalem.

Lundi, un juge a fait savoir à Olmert et à d’autres responsables condamnés dans cette affaire qu’ils pouvaient rester en dehors de prison au cours de la procédure d’appel.