Un citoyen arabe d’Israël a été condamné à une peine de trois ans de prison mercredi pour s’être rendu en Syrie pour rejoindre les rangs de l’Etat islamique.

Hamza Magamzeh, 22 ans, a été reconnu coupable par le tribunal de district de Nazareth des quatre chefs d’accusation, qui comprenaient le contact avec un agent étranger et l’entrée sur le territoire d’un pays ennemi.

Même si Magamzeh a reçu « la punition la plus grave imposée contre quelqu’un qui a rejoint l’Etat islamique à ce jour », la Deuxième chaîne a cité une source du bureau du procureur qui affirmait que l’Etat a prévu de faire appel de la condamnation et demander une peine plus sévère.

En général, les personnes reconnues coupables de telles accusations obtiennent habituellement une peine de prison de 6 à 12 ans.

Magamzeh a été arrêté en octobre après son retour de la Syrie via la Turquie. Magamzeh avait quitté Israël pour la Turquie le 5 octobre avec deux amis de sa ville natale de Yafia, en dehors de Nazareth, et est ensuite passé en Syrie. Il est arrivé à un camp d’entraînement de l’Etat islamique, a révélé le Shin Bet dans un communiqué annonçant son arrestation.

Magamzeh et ses deux amis, Muhammad Kilani et Muhammad Kananeh, ont passé plusieurs semaines en formation de base, où ils ont appris à manier des armes.

Pendant le cours d’introduction les hommes ont rencontré un quatrième citoyen arabe d’Israël, Maharan Khaldi, 19 ans, de Nazareth, qui avait quitté Israël pour la Syrie un peu plus tôt en octobre.

Après 10 jours dans le pays, Magamzeh a quitté la Syrie, « et a décidé de retourner dans sa famille », a ajouté le Shin Bet, et est rentré de la Turquie en empruntant un jet. Il a été arrêté à son arrivée à l’aéroport international Ben Gurion.

Le Shin Bet a empêché plusieurs personnes, dont beaucoup sont des étudiants en fin d’adolescence et au début de leur vingtaine, d’essayer de quitter le pays pour la Syrie et a plaidé pour des peines de prison sévères pour ceux qui sont arrêtés à leur retour.

« Le départ des Arabes d’Israël pour la Syrie, et leur séjour là-bas aux côtés des éléments du Djihad mondial constituent une série de menaces », a écrit le Shin Bet dans un rapport.

Au premier rang de ces menaces, le service de sécurité intérieure a déclaré qu’il y avait la possibilité que les groupes terroristes en Syrie utilisent les volontaires israéliens pour « en apprendre [plus sur] l’arène israélienne » afin de mener des attaques terroristes.

« La menace potentielle, de ce point de vue, n’est que renforcée par la frontière commune entre Israël et la Syrie et la possibilité d’agir contre lui [Israël] dans la région ».

En outre, le Shin Bet a écrit dans un récent rapport que les volontaires israéliens pourraient être utilisés pour faire avancer un programme idéologique islamiste en Israël et qu’ils pourraient offrir volontairement ou involontairement une aide logistique à des réseaux terroristes en Israël, et, « même à établir des cellules terroristes et mener attaques », a-t-il conclu.