Le président Shimon Peres a dit la vérité lorsqu’il a accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’avoir torpillé l’accord trois ans auparavant, raconte un assistant du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas au Times of Israel mercredi dans un premier commentaire officiel depuis les remarques controversées du président.

« Le président Peres est un homme respectable et honnête », décrit Mohammed Al-Madani, un membre du Comité central du Fatah et l’homme en charge de la société israélienne. « On ne peut pas douter de la déclaration du président. »

Il ne donnera pas plus de détails sur l’accord supposé trouvé entre Peres et Abbas.

Pendant l’interview accordée à la Deuxième chaîne mardi, le Jour de l’Indépendance, Peres a affirmé que Netanyahu avait rejeté un accord parvenu entre Peres et Abbas en 2011 pendant les pourparlers secrets qui se sont tenus en Jordanie, qui aurait inclus la reconnaissance de « la Palestine » d’Israël comme un Etat juif.

Selon Peres, quand un début d’accord avait été trouvé abordant
« presque tous les problèmes », Netanyahu lui a demandé d’attendre quelques jour dans l’espoir que le Quartet diplomatique et l’ancien Premier ministre Tony Blair négocient un meilleur accord.

« Les jours sont passés et il n’y a pas eu de meilleur accord », explique Peres. « Netanyahu y a mis fin [à l’accord potentiel] ».

Faisant écho aux commentaires de Madani, une source proche d’Abbas, parlant sous couvert d’anonymat, explique que l’Histoire est le meilleur arbitre entre la version du président et celle du Premier ministre.

En 1987, Peres avait négocié un accord avec le roi de Jordanie Hussein, selon lequel la Jordanie représenterait les Palestiniens vivant en Cisjordanie. Connu comme « l’option jordanienne », l’accord avait été rapidement neutralisé par le Premier ministre de l’époque, Itzhak Shamir.

« A l’époque c’était Shamir, maintenant c’est Bibi [Netanyahu], » explique le dirigeant.

« Le menteur arrive à mener tout le monde en bateau. Comment les gens peuvent-ils se demander qui raconte la vérité, Bibi ou Peres ? »