Le Comité Central des Elections a annoncé mardi que le budget consacré aux élections du 17 mars atteindrait les 242 millions de shekels (environ 55 millions d’euros) soit 5 millions de shekels (800 000 euros) de moins que pour les élections de janvier 2013.

Le comité est constitué de membres de la Knesset et de délégués des partis politiques et est présidé par la cour Suprême de justice.

Le comité est responsable de la tenue des élections nationales, y compris de l’approbation des partis qui pourront concourir, de l’autorisation de financement des élections, du décompte des voix et de la publication des résultats des élections.

Les campagnes électorales en Israël sont presque entièrement financées publiquement, avec des donations étrangères qui ne sont autorisées que durant les primaires internes aux partis.

Plus tôt cette année, plusieurs partis politiques y compris le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait participé sur une liste commune avec Yisrael Beytenu, a été sévèrement critiqué pour des dépenses extravagantes avant les élections en 2013.

Un rapport du contrôleur de l’État publié en février montrait que de nombreux partis d’Israël ont terminé les campagnes électorales avec un déficit combiné d’environ 60 millions de shekels (environ 12 millions d’euros) avec le Likud, Hatnua de Tzipi Livni et HaBayit HaYehudi de Naftali Bennett parmi les plus déficitaires.

Le rapport, écrit par le juge à la retraite Joseph Shapira, a tout particulièrement ciblé un gala pré-électoral du Likud qui a vu la participation de la chanteuse populaire Sarit Hadad. Le gala aurait coûté plus d’un million de shekels (environ 300 000 euros) y compris les frais de 80 000 shekels de l’artiste (plus de 15 000 euros).

« Il n’y a pas de place pour des conférences grandioses et luxueuses sur les deniers du contribuable », a écrit Shapira.

Hatnua et HaBayit HaYehudi ont reçu une amende pour leurs dépenses excessives.