Jérusalem a été témoin d’une série d’incidents violents à proximité de la Vieille Ville mercredi lors de la Journée de Jérusalem [célébrant la réunification de la ville en 1967], avec notamment le caillassage d’un bus Egged dans la partie arabe de Jérusalem, rue Salah-a-Din.

Sept passagers ont été légèrement blessés dans l’attaque, dont un qui a été transporté à l’hôpital.

Les incidents ont eu lieu alors que des dizaines de milliers d’Israéliens affluaient vers la Vieille Ville pour célébrer la Journée de Jérusalem.

En outre, neuf Palestiniens ont été arrêtés près de la porte de Damas pour avoir lancé des pierres sur les policiers israéliens, a rapporté le porte-parole de la police. Mais aucune troupe n’a été blessée au cours de la rixe.

La police a lancé des grenades aveuglantes en réponse aux jets de pierres, a affirmé un photographe de l’AFP sur les lieux. Un journaliste de l’AFP a déclaré qu’une foule en liesse s’en est prise à deux hommes palestiniens, qui ont été mis en sécurité par la police.

Plus tôt, la police a arrêté un Palestinien près de l’entrée de la Vieille Ville pour avoir, d’après elle, tenté d’envoyer du gaz lacrymogène sur des Juifs.

La police israélienne a précédemment fermé l’accès à Al-Aqsa sur le mont du Temple, après que des jeunes Palestiniens aient jeté des pierres sur les forces de sécurité, alors qu’un groupe de touristes juifs visitait le site, a signalé à l’AFP la porte-parole de la police Louba Samri.

En raison de la sensibilité du site, les Juifs ne sont pas autorisés à y prier.

Samri a affirmé que l’esplanade resterait « fermée aux visiteurs (non-musulmans) en raison des célébrations de la Journée de Jérusalem au mur Occidental », qui se trouve juste en dessous.

Située au cœur de la Vieille Ville, l’esplanade est le troisième lieu saint de l’islam et le site le plus sacré du judaïsme, car c’est là que se dressaient les deux temples juifs.

La marche annuelle est un événement traditionnel qui suscite souvent des frictions avec les Palestiniens dans Jérusalem-Est.

Cette année, pour la première fois, des militants de la paix ont organisé un rassemblement alternatif au cœur de Jérusalem, portant des pancartes avec des « messages de paix » et autres passages bibliques sur la coexistence et de la tolérance.

Une étudiante de Jérusalem de 27 ans, Polina Sklyarevsky, en faisait partie.

« Nous ne pensons pas que nous faisons partie de la fête », a-t-elle déclaré. « Nous souhaitons juste que Jérusalem soit une ville de paix, pas de violence ».