Le célèbre pianiste Mikhail Klein a perdu conscience et est mort sur scène à l’âge de 72 ans, pendant qu’il jouait sa propre pièce dans sa ville d’Irkoutsk.

Klein, qui a reçu en 1987 le titre prestigieux d’Artiste honoré de Russie, est mort mardi au pied du piano à queue de l’Orchestre philharmonique d’Irkoutsk, devant des centaines de personnes venues l’entendre jouer, a annoncé la municipalité de la ville de Sibérie, proche de la frontière de la Mongolie.

« J’étais au premier rang et, voyant que Mikhail Leonidovich se sentait mal, je me suis précipité vers lui », a dit Vitaly Baryshnikov, le directeur du département culturel de la ville, à RIA Novosti.

Deux des plus célèbres médecins de la ville étaient présents, mais le message cardiaque qu’ils lui ont prodigué n’a pas permis de le réanimer. Il est mort, a priori d’une crise cardiaque, juste avant 20h30.

Klein vivait à Irkoutsk depuis 45 ans et travaillait pour le Philharmonique de la ville depuis son arrivée, a indiqué l’orchestre.

A travers sa « dévotion fanatique aux arts », selon sa nécrologie, il a « brillamment représenté l’art musical russe dans de nombreuses activités culturelles et pédagogiques », dans le pays et à l’étranger.

« Ses autres passions étaient le sport, sa loyauté à ses amis et collègues de l’équipe de volleyball, qui l’ont aidé pendant toute sa vie créative », selon le communiqué.

Connu en Russie et au-delà pour ses interprétations des œuvres de Rachmaninov, Beethoven, Brahms et d’autres immenses compositeurs, Klein, qui était juif, était aussi un grand compositeur de jazz.

Il jouait « This is all Russia », une œuvre de jazz qu’il a écrite à partir de fragments de chansons russes très connues, quand il a perdu conscience.