L’armée a lancé une enquête sur une infraction grave à la sécurité survenue durant un exercice organisé la semaine dernière dans le sud d’Israël lors duquel un char a lancé un obus durant ce qui devait être un tir à blanc.

Au cours de cet entraînement à destination des réservistes, qui ne devait comprendre aucun tir réel, l’un des chars a lancé un obus, a fait savoir l’armée. Il n’y a pas eu de blessé.

Cet accident a eu lieu sur la base de Tzeelim dans le sud d’Israël, le même endroit où, en 1990, avait eu lieu la « catastrophe de Tzeelim », un accident au cours d’un entraînement qui avait tué cinq soldats.

La radio militaire, qui a fait état de l’incident arrivé la semaine dernière, a précisé que l’exercice avait continué malgré l’infraction sécuritaire. « Il y a le sentiment qu’ils ont tenté de la dissimuler », a indiqué un réserviste à la station de radio dimanche.

Les militaires ont fait savoir toutefois que l’exercice s’était interrompu après le tir, et que les commandants présents sur les lieux avaient lancé immédiatement une enquête initiale.

« De plus, l’équipage du char en question a dû quitter l’exercice, le superviseur de l’entraînement a été remplacé et, durant un ‘arrêt de sécurité’, les règles ont été clarifiées », a fait savoir l’armée dans un communiqué.

Les militaires ont expliqué qu’une enquête plus profonde sur l’incident sera menée par « les groupes appropriés ».

Ce tir en direct de la semaine dernière effectué durant un exercice à blanc a donné lieu à des comparaisons avec la « catastrophe de Tzeelim ».

Dans cet accident survenu en 1990, un officier d’artillerie avait fait la confusion entre ses mots de passe et avait donné l’ordre de tirer vers la mauvaise position.

Au lieu de frapper une colline déserte, l’obusier avait tiré un obus sur une position ennemie simulée, dont un groupe de réservistes venait de s’emparer dans le cadre de l’exercice.

Cinq soldats avaient été tués et 10 avaient été blessés, dont trois grièvement.

En résultat de cette catastrophe, les militaires avaient demandé une amélioration substantielles des protocoles de sécurité ainsi que la création d’une division chargée de la sûreté à l’Etat major militaire israélien.

Il avait fallu presque quatre ans pour que ces améliorations soient mises en place. Après un processus de mise en oeuvre initialement lent, cette initiative avait connu un nouvel essor après un autre accident mortel survenu durant un entraînement à Tzeelim en 1992.

Lors de cet incident, cinq soldats de l’unité d’élite Sayeret Matkal avaient été tués par des balles réelles des membres de leur propre unité durant une session d’entraînement qui devait simuler l’assassinat planifié du dictateur irakien de l’époque, Saddam Hussein.