Le député Likud, Amir Ohana, a dirigé lundi la première réunion d’une commission de la Knesset déstinée à assouplir la politique sur le port d’armes en Israël.

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan, les députés du Likud Nava Boker, Yoav Kish, Nurit Koren, David Bitan et Oren Hazan, ainsi que plusieurs experts ont assisté à la première réunion du Lobby pour l’élaboration de la politique sur le port d’armes.

« J’ai invité à la première réunion de la commission tous les membres de la Knesset, les partisans et aussi bien et les adversaires, de sorte que toutes les opinions se fassent entendre », a expliqué Ohana se référant à la législation qui rendrait plus facile pour les civils d’acquérir une licence pour arme à feu.

« La sécurité personnelle des citoyens d’Israël est attaquée », a déclaré Ohana.

« Cette attaque n’a pas commencé il y a cinq mois [avec la vague de violence actuelle] mais depuis que le peuple juif est revnu au pays. Nous ne pouvons accepter une situation dans laquelle les citoyens de l’Etat d’Israël se défendent avec des parasols et des caddies », a expliqué Ohana, se référant aux objects de fortune que les civils ont utilisé pour repousser des terroristes dans les récentes attaques terroristes.

Ohana a expliqué qu’il croyait qu’il devrait y avoir une « manière proportionnée, équilibrée et réfléchie pour rendre plus facile le port des armes à feu pour les civils, sans casier judiciaire ou médical, qui effectuent leur service militaire de réserve. Le but, à la fin du processus est d’améliorer le sentiment de sécurité pour les citoyens de l’Etat d’Israël ».

Erdan a déclaré lors de la réunion qu’ « il y a des milliers de terroristes potentiels qui peuvent tout simplement prendre une décision et prendre un couteau, un tournevis, un pistolet ou un fusil et essayer de mener une attaque terroriste dans tout le pays ».

Erdan a fait valoir qu’il serait utile d’avoir des civils armés pour soutenir les forces de sécurité dans le cas d’une attaque.

« Nous sommes au cinquième mois d’une vague d’attentats terroristes », a-t-il dit, « et il n’y a aucun moyen d’intercepter toutes les attaques en raison du nombre de terroristes potentiels qui n’ont pas besoin d’un laboratoire pour fabriquer une bombe mais juste d’un couteau ».

Il a ajouté : « La première responsabilité incombe à la police mais si vous vous voulez bien considérer les citoyens comme un multiplicateur de force, cela devrait être considéré avec sagesse et la formation appropriée ».