L’État d’Israël pourrait obliger ses représentants à donner un discours annuel sur « l’état de la Nation, » similaire au discours annuel américain sur « l’état de l’Union » donné par le Président, si la proposition de loi était adoptée.

La proposition de loi, déposée par les députés Hilik Bar (HaAvodah) et Orly Levy-Abekasis (Likud-Beytenu), demande au Premier ministre de prononcer un discours afin d’évoquer les succès et les défis de l’année passée, ainsi que les obstacles et les objectifs à atteindre pour l’année à venir.

La même chose sera demandée au chef d’état-major, à celui de la police. De même que pour le président de la Cour suprême, celui de la Knesset et le chef de l’opposition.

Les partisans de la proposition espèrent garantir, de cette manière, que les dirigeants du pays se comportent de manière responsable et transparente vis-à-vis du peuple.

La loi sur « l’état de la Nation renforcera la relation critique et la confiance du public,» peut-on lire dans le préambule de la proposition de loi.

Selon la proposition, les discours sur « l’état de la Nation » sont censés servir de plateforme au service public pour pouvoir évoquer publiquement les avancées de l’Etat et la situation de la société israélienne.

À ce jour, il n’y a aucune obligation pour les représentants de l’État israélien de répondre aux questions du public. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, par exemple, n’a maintenant pas été interviewé par la presse hébraïque depuis plus d’un an.

La situation a incité Tal Schneider, une bloggeuse politique influente, à lancer un « compte à rebours Netanyahu » sur son site (en hébreu), The Plog.

L’on peut voir ainsi une horloge accompagnée de textes en anglais et en hébreu montrant chaque seconde passée depuis la dernière interview de Benjamin Netanyahu en hébreu.

« Il n’y a pas de raison pour que le Premier ministre d’un pays démocratique laisse passer tant de temps sans accorder une interview aux médias locaux, » a commenté la bloggeuse lors d’une interview téléphonique au Times of Israel.

Et puisque les journalistes locaux n’en ont pas l’occasion, « la presse internationale devrait lui demander pourquoi il maintient une telle politique. »