« Une ombre à Bagdad », est un documentaire qui raconte la vie de Linda Menuhin-Abdulaziz, Israélienne née en Irak, rapporte RFI.

Celle qui a fui son pays d’origine en 1970, se confie sur son itinéraire tourmenté qui l’a vu quitté l’Irak son pays natal.

« Après la défaite des Arabes durant la Guerre des Six Jours, ils ont commencé à persécuter les Juifs d’Irak, » confie-t-elle.

« Ils nous ont coupé le téléphone, il nous a été interdit d’aller à l’université. Nous ne trouvions plus de travail et les médias incitaient à la violence. Nous n’avions même pas le droit de quitter l’Irak, nous étions prisonniers. J’ai compris qu’il n’y avait pas d’espoir pour moi là-bas et j’ai décidé de m’enfuir avec mon frère contre la volonté de mon père. »

Son témoignage s’inscrit dans le cadre de l’hommage officiel rendu hier par le gouvernement israélien aux centaines de milliers de juifs du Moyen-Orient qui ont fui leur pays natal entre les années 1950 et 1970.

La date du 30 novembre a été désignée par la Knesset comme journée officielle de commémoration de l’expulsion et de la fuite de quelques 900 000 Juifs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord depuis la création d’Israël.

Les communautés juives du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont passées d’une population de 856 000 Juifs en 1948 à moins de 4 400 aujourd’hui, a déclaré le député Shimon Ohayon (Israël Beitenou) qui a rédigé le projet de loi.