Ori Greenhut et ses copains accompagnés d’un adulte escaladaient un tertre cette semaine quand le garçon a ramassé une pierre et « vu tout à coup l’image d’un personnage. Il a nettoyé la pierre et découvert la figurine en argile », a rapporté l’Autorité israélienne des Antiquités, dans un communiqué.

La figurine, qui tient dans la main, représente une femme nue à la chevelure peut-être tressée, aux contours gracieux, les bras contre le corps et les mains sur le bas des hanches, selon les photos publiées par les autorités archéologiques. Elle a été modelée en pressant de la glaise dans un moule.

« Elle est typique de la culture cananéenne des 15ème–13ème siècles avant notre ère », dit Amihai Mazar, professeur émérite à l’Université hébraïque.

Certains scientifiques considèrent que de telles figurines sont la représentation de femmes en chair et en os, d’autres qu’il s’agit de la déesse de la fertilité Astarte, dit-il.

« Cette figurine appartenait sans aucun doute à un habitant de la ville de Rehov (proche des lieux de la découverte dans le nord-est d’Israël), alors sous le gouvernement des pharaons égyptiens », dit-il.

Les Cananéens occupaient une région correspondant aujourd’hui peu ou prou à Israël, l’ouest de la Jordanie et de la Syrie et le sud du Liban.

Ori Greenhut a rapporté sa trouvaille à la maison où ses parents lui ont dit qu’elle devait être remise aux autorités. Des archéologues sont ensuite venus dans son école pour lui remettre un certificat de civisme et expliquer aux élèves ce qu’on savait de cette statuette.