L’Egypte a choisi de présenter la candidature d’Ahmed Aboul Gheit, le dernier ministre des Affaires étrangères de l’ex-président Hosni Moubarak, pour prendre la tête de la Ligue arabe, a annoncé lundi l’institution panarabe basée au Caire.

L’actuel secrétaire-général de la Ligue, l’Egyptien Nabil al-Arabi, avait annoncé fin février qu’il ne briguerait pas un second mandat de cinq ans alors que ses fonctions à la tête de l’organisation s’achèvent en juillet.

« La Ligue arabe a reçu une notification officielle de l’Egypte, dont le candidat pour le poste de secrétaire-général est l’ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit », a indiqué lundi à des journalistes le secrétaire-général adjoint de la Ligue, Ahmed Ben Helli. Il a précisé que seule l’Egypte avait présenté un candidat.

Traditionnellement, le secrétaire général de la Ligue, qui représente quelque 370 millions de personnes et compte 22 membres, effectue deux mandats à la tête de l’organisation qui siège en Egypte. Le Caire a toujours tenu à ce que ce poste soit attribué à l’un de ses diplomates.

La candidature de M. Aboul Gheit, 74 ans, sera étudiée jeudi, lors d’une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères au Caire.

Nommé en 2004, M. Aboul Gheit avait été le dernier ministre des Affaires étrangères de M. Moubarak, renversé en 2011 par une révolte populaire.

Depuis, ce diplomate chevronné s’était fait discret sur la scène politique, se consacrant à l’écriture. Il s’était rendu célèbre pour ses positions très dures vis-à-vis de l’Iran.

Ayant rejoint le corps diplomatique en 1967, M. Aboul Gheit a occupé divers postes à Rome, Moscou et New York notamment. En 1999, il est nommé représentant permanent de l’Egypte auprès de l’ONU.

Il a participé aux négociations du traité de paix israélo-égyptien signé en 1979.

Sous M. Arabi, la Ligue arabe a dû gérer plusieurs dossiers sensibles qui restent toujours d’actualité, notamment les conflits en Syrie et en Libye, ainsi que la montée en puissance du groupe jihadiste Etat Islamique (EI) dans la région.