Un haut responsable de la police a été arrêté lundi matin dans le cadre d’une enquête pour harcèlement sexuel, atteinte sexuelle et comportement indécent.

Le policier de haut rang, qui aurait, à une occasion, été candidat au poste de commissaire de police, est suspecté d’avoir harcelé et agressé une policière. On le soupçonne aussi d’avoir eu des relations inappropriées avec plusieurs subordonnées.

De plus, le fonctionnaire est suspecté d’obstruction à la justice. Les enquêteurs sont persuadés qu’il aurait effacé des messages de son téléphone mobile prouvant sa culpabilité lorsque celui-ci a été convoqué pour un interrogatoire.

Le suspect a été interrogé par les enquêteurs internes de la police tôt ce matin et a été assigné à résidence pour une période de cinq jours.

« L’officier a été interrogé car on le soupçonne d’avoir, ces derniers mois, utilisé sa position d’autorité pour harceler sexuellement une policière subalterne qui avait besoin d’aide. A une occasion, il l’aurait même agressé sexuellement », informe un communiqué de police.

Les enquêteurs se concentrent aussi sur des éléments selon lesquels l’officier aurait eu des relations inappropriées, consenties ou non, avec six ou sept policières subalternes. Certaines de ces femmes ont déjà été convoquées pour témoigner.

La police a indiqué qu’elle a eu vent de l’affaire après qu’un autre officier de police ait rapporté les faits à l’unité des affaires internes de la police après que la policière au cœur de l’affaire se soit confiée à lui.

Le suspect est le sixième majors-général de la police – le rang le plus élevé des forces de police après le rang de commissaire – à faire l’objet d’une enquête ces dernières années, note Israel Radio.

Samedi dernier, le commandant du district de Judée et de Samarie, Kobi Cohen, a annoncé qu’il démissionnait après avoir admis qu’il entretenait une relation indécente avec une subordonnée.

Cohen a démissionné après avoir fait l’objet d’un interrogatoire sur des soupçons portant sur une relation qu’il entretenait avec une fonctionnaire subalterne et a pris des décisions au sujet de la position de cette femme qui s’apparente à un conflit d’intérêt.

Cohen rejoint la longue liste de policiers de haut rang qui ont quitté les forces de police dans des circonstances troublantes : l’ancien chef de police du district de Jérusalem, Nissim Shahm, a été renvoyé fin 2013 pour des accusations de harcèlement sexuel, abus de confiance, fraude et actes indécents.

L’officier de police de haut rang de l’unité anti-corruption, Menashe Arviv, a démissionné en 2014 car il était accusé d’avoir reçu des milliers de dollars et de l’aide d’un rabbin accusé de corruption.

Le chef du district central, Bruno Stein, a démissionné après avoir été surpris par son assistant à une soirée organisée par Ronel Fisher, un avocat israélien qui était sous le coup d’une enquête pour avoir supposément versé des pots de vin à plusieurs officiers de police.