L’ancien ministre du Likud, Moshe Kahlon, a créé en octobre son parti politique en vue des élections anticipées à la Knesset. Koulanou que l’on peut traduire par « Nous tous », est classé au centre-droit de l’échiquier politique.

Les objectifs de Kahlon, régulièrement crédité de 10 sièges dans les sondages, sont essentiellement d’ordre économique et en particulier la lutte pour la réduction du coût de la vie en Israël.

Le coût croissant de la vie a été un sujet brûlant en Israël depuis plusieurs années, culminant dans les protestations massives en 2011 qui ont vu des centaines de milliers de gens camper dans les rues de quelques villes à travers le pays, exigeant que le gouvernement prenne des mesures pour rendre la nourriture et le logement plus abordables. Beaucoup de ceux qui quittent Israël déclarent que le coût de la vie est un facteur clé dans leur décision.

Plusieurs personnalités ont déjà rejoint la liste de Moshe Kahlon: l’ancien chef du commandement du sud, le major général à la retraite Yoav Galant, l’ancien ambassadeur à Washington Michael Oren, la maire-adjointe de Jérusalem Rachel Azaria.

Alors que l’alyah française bat des records, l’ensemble des partis politiques s’intéresse à cet électorat. Sans surprise, Koulanou va présenter également sur sa liste un représentant de la communauté francophone.

Eli Elalouf, titulaire du Prix Israël, est dirigeant d’une société de conseil en affaires sociales et ancien directeur général de la Fondation Rashi. Il est régulièrement considéré comme l’un des acteurs clé de l’équilibre et de la justice sociale en Israël.

Au cours des quatre décennies dédiées à l’action collective en Israël, il a contribué au soutien de quartiers défavorisés, à l’intégration des olim, il a mis en avant les établissements scolaires et sociaux de la périphérie et a été un partenaire très actif dans le renforcement de la région sud du pays.

En tant que directeur général de la Fondation Rashi, il a initié, créé et promu des centaines de programmes dans les secteurs de l’éducation, la cohésion sociale, et la santé en vue du développement géographique et social en Israël.

En 2013, il est nommé à la tête de la commission sur la lutte contre la pauvreté qui recommande une série d’actions visant à réduire le niveau de pauvreté en Israël.