MONTREAL — La controversée Ligue de Défense Juive en sommeil depuis longtemps a annoncé qu’elle mettrait en place une antenne à Montréal la semaine prochaine malgré l’oppostion des groupes juifs et musulmans locaux.

« Il n’y a pas besoin d’un groupe d’auto-défense juif à Montréal », a déclaré le rabbin Reuben Poupko du plus important groupe de conseil de la communauté juive, le Centre pour Israël et les Affaires Juives, ou CIAJ.

Le chef de la LDJ, Meir Weinstein, de Toronto a déclaré qu’il installerait la deuxième antenne du pays en dehors de la ville le 16 février afin de prévenir la montée de « l’islam radical » au Québec et d’aider le parti conservateur pro-Israël à revenir au pouvoir dans une élection nationale prévue pour l’automne.

Weinstein, âgé de 56 ans, a déclaré qu’il prévoyait de faire surveiller et infiltrer les groupes islamistes radicaux par des membres locaux de la LDJ.

En août, Weinstein, suite à quelques incidents de vandalisme antisémite à Montréal, a organisé une rencontre locale pour mesurer l’intérêt à rétablir la LDJ après des décennies d’inactivité.

Environ 50 personnes seraient venues à la rencontre.

Le rabbi Poupko a déclaré que de tels incidents antisémites avaient été très bien gérés par les autorités locales et il a qualifié la LDJ de « marginale » et « superflue ».

Aux Etats-Unis, le FBI a classé en 2001 la LDJ, fondée par le rabbin Meir Kahane, comme un violent « groupe terroriste de droite ». Le groupe a été inactif aux Etats-Unis pendant des années.

Aucune information ne montre que la LDJ à Toronto ait été impliquée dans des incidents violents.