Un guide touristique accompagnant un groupe d’étudiants de yeshiva lors d’un voyage scolaire a été violemment battu par des dizaines de jeunes de la ville arabe d’Umm al-Fahm, a rapporté dimanche le site d’information NRG.
 
Le guide Avraham Snir accompagnait mercredi dernier huit lycéens du lycée-yeshiva Mateh Binyamin de l’implantation de Beit El en excursion à la réserve Banias dans le nord d’Israël lorsque le groupe a croisé trois lycéens d’Umm al-Fahm.

Selon Snir, les adolescents arabes ont commencé à insulter les étudiants de la yeshiva, et le guide leur a demandé de poursuivre leur chemin.

Selon le guide, les jeunes d’Umm al-Fahm ont répondu : « Nous sommes un millier, et vous n’êtes rien, vous allez voir ».

Snir a poursuivi la promenade avec son groupe, mais atteignant un croisement quelques minutes plus tard, il a vu qu’un groupe de 40 à 50 lycéens qui l’attendaient. « Ils ont commencé à dire en arabe : ‘Où est-il ? Où est-il ?’ « , se souvient Snir.

« J’ai reconnu les trois avec lesquels je m’étais disputé précédemment et ils m’ont dit, ‘Es-tu un homme ? Voyons voir ce que tu vaux maintenant’ « .

Les étudiants d’Umm al-Fahm ont entouré Snir et commencé à lui asséner des coups de pied et des coups de poing, en disant : « Nous allons te tuer, chien » et « Sale Juif. »

« J’ai vu le meurtre dans leurs yeux », a déclaré Snir.

Snir a dit avoir été battu pendant quatre minutes, tandis que ses élèves se tenaient de côté impuissants. Un étudiant qui a essayé de l’aider a été poussé contre un mur.

Le guide des lycéens d’Umm al-Fahm a essayé d’arrêter l’agression, en s’interposant devant Snir. « Je dois dire à son crédit qu’il a essayé de me défendre avec son propre corps, et a même encaissé lui-même de nombreux coups ».

Il a fallu l’intervention des gardes du parc pour faire cesser l’attaque.

Des policiers se sont rendus sur place, mais n’ont procédé à aucune arrestation, pas plus qu’ils n’ont demandé Snir d’identifier ses assaillants. « J’ai l’impression que la police n’a fait aucun effort pour éclaircir l’affaire, et a même essayé de l’étouffer », a-t-il affirmé.

Neanmoins, Snir dit avoir dit à ses élèves de faire confiance aux policiers, et qu’ils feront tout leur possible pour retrouver les auteurs.

Snir a été emmené à l’hôpital Ziv de Safed y être soigné, et, nonobstant les instructions des médecins, est retourné le lendemain auprès de ses élèves pour terminer l’excursion avec eux. « Il était très inquiet pour leur bien-être, et il lui était important de leur montrer qu’il ne se sentait pas vaincu », a déclaré Yinon Tawito, le directeur de l’école.

« Je suis certain que certains auront besoin d’un traitement psychologique » après avoir été témoins de l’attaque, estime Snir.

Yoni Kenler, l’assistant social de la yeshiva, a pris à partie le ministère de l’Education dans une lettre qu’il a envoyée aux étudiants.

« Nous demandons au ministère de l’Éducation de procéder à une enquête approfondie sur ce qui se passe au nouveau lycée d’Umm al-Fahm, et de déterminer si ces jeunes ont agi en raison d’une atmosphère générale d’incitation envers l’Etat et de ses institutions. Nous ne devons accepter d’aucune manière toute incitation contre l’Etat et ses citoyens juifs dans les écoles qui sont financées et sont censées être supervisés par l’État ».

« Nous allons continuer à tendre la main aux Arabes israéliens qui veulent vivre à nos côtés, travailler et gagner leur vie, tout en respectant l’Etat, ses lois et ses institutions. D’un autre côté, nous devons faire preuve de tolérance zéro envers ceux qui profitent des outils et des ressources que leur donne l’Etat dans le but de nous nuire par tous les moyens ».

Le ministère de l’Education a déclaré qu’il prenait l’incident au sérieux, et ne montrera aucune tolérance envers le racisme et la violence. Il a également dit qu’il s’entretiendrait avec toutes les parties concernées et agira en conséquence.