Jibril Rajoub, un membre du comité central du Fatah, effectue une visite en Iran.

Aucun dirigeant du Fatah ni de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) n’a visité l’Iran depuis la conclusion des accords d’Oslo avec Israël en 1993. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait toutefois participé à un sommet des pays non-alignés en août 2012 à Téhéran.

Jibril Rajoub, cité dans le communiqué, a affirmé que le Fatah « ne stoppera pas la résistance avant l’établissement d’un gouvernement palestinien indépendant » à Jérusalem-Est.

Dans une déclaration de Téhéran, le leader palestinien a indiqué avoir été « reçu pendant une heure par le ministre iranien des Affaires étrangères [Mohammad Javad Zarif] et avoir transmis une lettre du président Mahmoud Abbas au président iranien,Hassan Rouhani, et à la direction » de la République islamique.

« Le ministre iranien a réaffirmé la position immuable de soutien de l’Iran au peuple palestinien et à ses droits et son appui à l’édification d’un Etat indépendant avec Jérusalem comme capitale », a-t-il ajouté.

« J’ai exposé au ministre iranien des Affaires étrangères les efforts menés par le Fatah pour mettre fin aux divisions interpalestiniennes et pour renforcer la résistance des Palestiniens face à l’occupant israélien », a souligné M. Rajoub.

Le Fatah et le Hamas, qui gouvernent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza, ont signé en 2011 au Caire un accord de réconciliation pour mettre fin à la division politique entre les deux territoires. Mais la plupart des clauses en sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées.

Enfin, le dirigeant du Fatah a aussi « appelé le peuple iranien et son gouvernement à renforcer leur soutien aux Palestiniens face à l’occupation et aux tentatives d’Israël de judaïser la Ville sainte et en expulser ses habitants ».

L’Iran, grand allié du Hezbollah chiite libanais, soutient le mouvement radical palestinien Djihad Islamique et le Hamas, ne reconnaît pas Israël et affirme régulièrement que l’Etat hébreu est voué à disparaître.