Le ministère de la Défense a annoncé mardi que le directeur de l’agence menant le développement des missiles quitterait son poste après six ans, quelques semaines après le départ forcé d’un autre haut gradé pour une faille de sécurité non spécifiée.

Ofir Shoham, directeur du département de l’administration du développement des armes et des infrastructures technologiques, a donné sa démission au directeur du ministère et au chef d’Etat major de l’armée israélienne, selon un communiqué du ministère de la Défense.

Il quittera officiellement son poste pendant l’année 2016, après la nomination et la formation de son remplaçant.

Aucune raison n’a été donnée pour le départ soudain de Shoham, qui achèvera, selon le ministère, une carrière militaire longue de 36 ans.

Ofir Shoham à une cérémonie en 2012. (Crédit : Flash90)

Ofir Shoham à une cérémonie en 2012. (Crédit : Flash90)

Sous son commandement, le système de défense à courte portée anti-missiles Dôme de Fer est devenu opérationnel, et le système de défense à longue portée anti-missiles Arrow 3 a passé son premier test avec succès, a annoncé le ministère.

Shoham, 53 ans, avait aussi supervisé le lancement des satellites de reconnaissance Ofek-9 et Ofek-10.

En décembre, Yair Ramati, directeur du programme de missiles de défense d’Israël très respecté et récompensé avait été évincé de son poste en raison d’accusations selon lesquelles il n’avait pas pris correctement soin de secrets d’Etat.

Le directeur du programme de défense antimissile d'Israël Yair Ramati, à gauche, lors d'une présentation en2014. (Capture d'écran: YouTube / TAUVOD)

Le directeur du programme de défense antimissile d’Israël Yair Ramati, à gauche, lors d’une présentation en2014. (Capture d’écran: YouTube / TAUVOD)

Ramati, qui était responsable du développement des programmes israéliens anti-missiles Dôme de Fer israélien, Fronde de David et Arrow 3, a commis de « sévères violations de la sécurité des informations » avait à l’époque annoncé le ministère.

« Allant plus loin, l’affaire sera remise aux autorités compétentes. »

En conséquence, « il ne peut continuer à tenir cette position au ministère de la Défense », selon un communiqué.

Les officiels n’avaient pas donné d’informations particulières sur ce que Ramati avait fait pour déclencher sa démission. Cependant, des articles suggéraient que des documents classifiés auraient été trouvés sur son ordinateur personnel.