Neuf « activistes islamistes armés », dont un haut responsable de la confrérie des Frères musulmans, ont été tués mercredi en Egypte dans un raid de la police, selon des responsables et un avocat de l’organisation islamiste.

L’ancien parlementaire Nasser al-Houfi figure parmi les neuf personnes tuées mercredi dans le raid, a affirmé à l’AFP un avocat des Frères musulmans, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. « La famille de M. Houfi est en route pour récupérer son corps », a-t-il précisé.

Selon deux responsables de la police, les hommes visés par le raid faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt et étaient recherchés pour des actes de sabotage et de vandalisme.

Ils auraient ouvert le feu lorsqu’une équipe des forces de sécurité est venue les arrêter dans leur appartement de la banlieue du Caire. Ils ont été tués quand la police a répliqué, d’après les mêmes sources.

Le raid intervient alors que le pays marque vendredi le deuxième anniversaire de la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi.

Des milliers d’autres ont été arrêtés et des centaines condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs qualifiés par l’ONU de « sans précédent dans l’histoire récente ».

Disant agir en représailles à cette répression, des groupes djihadistes ont multiplié les attaques contre la police et l’armée depuis 2013.

Mercredi, des djihadistes de la branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI) ont d’ailleurs lancé une série d’attaques sans précédent contre l’armée dans la péninsule du Sinaï, tuant au moins 70 soldats et civils, selon des responsables.