Un haut responsable du Hamas arrêté en Cisjordanie
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Un haut responsable du Hamas arrêté en Cisjordanie

Selon le Shin Bet, le cheik Hassan Yousef, arrété avc plusieurs autres individus, est soupçonné de "promouvoir" les activités du groupe terroriste

Cheikh Hassan Yousef, arrêté à son domicile par les troupes de Tsahal, le 20 octobre 2015. (Capture d'écran YouTube)
Cheikh Hassan Yousef, arrêté à son domicile par les troupes de Tsahal, le 20 octobre 2015. (Capture d'écran YouTube)

Selon les forces de sécurité, lors de raids menés mardi soir en Cisjordanie, des troupes israéliennes ont arrêté trente-deux Palestiniens soupçonnés d’être impliqués dans des activités terroristes et des émeutes violentes, ainsi qu’un haut responsable du Hamas.

Le cheikh Hassan Yousef, un dirigeant du Hamas en Cisjordanie et l’un des membres fondateurs du groupe, a été arrêté à Ramallah, a annoncé le service de sécurité intérieure israélien.

Il est soupçonné de « participer à des activités du Hamas en Cisjordanie et de les promouvoir », comme précisé dans un communiqué après que les médias palestiniens ont annoncé la nouvelle de l’arrestation.

Yousef a récemment été libéré de détention administrative et a été arrêté à plusieurs reprises ces dernières années.

Cette semaine, il avait appelé à une réponse violente à la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem en tant que capitale d’Israël.

Un manifestant palestinien tire un pneu en feu lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes près d’un poste de contrôle israélien dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 9 décembre 2017, suite à la reconnaissance par le président américain de Jérusalem comme capitale d’Israël. (Crédit : AFP/Abbas Momani)

Depuis que Trump a annoncé sa décision mercredi dernier, la Cisjordanie a connu des manifestations quotidiennes et des affrontements.

Le Hamas a appelé la semaine dernière à une nouvelle Intifada, ou soulèvement, contre Israël suite à la décision américaine, exhortant les Palestiniens à affronter les soldats et les habitants des implantations et permettant à des milliers de Gazaouis d’affronter les troupes israéliennes à la barrière frontalière de Gaza.

Son chef à Gaza, Ismail Haniyeh, qui a salué vendredi « l’Intifada bénie », encourage à la libération de Jérusalem, et a expliqué que le groupe cherchait à intensifier la violence contre Israël.

Dans son discours, Trump a défié les avertissements mondiaux et insisté sur le fait qu’après des échecs répétés pour parvenir à la paix, une nouvelle approche était attendue depuis longtemps, illustrant sa décision de reconnaître Jérusalem comme siège du gouvernement israélien, simplement basé sur la réalité.

Trump a souligné qu’il ne spécifiait pas les limites de la souveraineté israélienne dans la ville, et a appelé à ne pas changer le statu quo dans les lieux saints de la ville. Le statut final de Jérusalem est une question clé dans les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, qui revendiquent les quartiers Est de la ville comme leur future capitale.

Le mouvement a été salué par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par des dirigeants d’un grande partie du spectre politique israélien, mais rejeté par la communauté internationale.

La police trouve une roquette tirée depuis Gaza dans un jardin d’enfants dans la ville de Sderot, dans le sud d’Israël. le 9 décembre 2017. (Crédit : Police d’Israël)

Parallèlement aux affrontements en Cisjordanie, ces derniers jours ont vu une escalade de la violence autour de Gaza, où règne le groupe du Hamas.

L’armée de l’air israélienne a frappé tôt mercredi matin une installation du Hamas dans le sud de la bande de Gaza en représailles aux tirs de roquettes palestiniennes.

Dimanche, Israël a démoli un tunnel d’attaque du Hamas qui a pénétré à des centaines de mètres dans le territoire israélien depuis le sud de la bande de Gaza. C’était le deuxième tunnel détruit par Israël en moins de six semaines.

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