L’hebdomadaire ultra-conservateur « 9 Day » (« 30 décembre ») a été interdit lundi pour des critiques envers le gouvernement iranien et notamment sa conduite des négociations nucléaires face aux grandes puissances, selon l’agence Isna.

La commission de la surveillance de la presse, chargée de contrôler les médias, a jugé que l’hebdomadaire avait publié des articles « insultants à l’égard de l’imam Khomeiny (fondateur de la République islamique) et contraires à la politique nucléaire du régime ».

« Chaque pas de (Mohammad Javad) Zarif a détruit 100 kilos des réserves d’uranium enrichi » de l’Iran, avait notamment écrit le journal après une promenade du chef de la diplomatie iranienne avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry dans les rues de Genève en marge d’une séance de négociations à la mi-janvier, selon Isna.

L’hebdomadaire, dirigé par le député ultra-conservateur Hamid Ressaïe, dénonçait régulièrement les négociations nucléaires, affirmant que le gouvernement avait fait trop de concessions en signant l’accord intérimaire de Genève en novembre 2013. Selon cet accord, l’Iran a gelé une partie de ses activités nucléaires contre une levée partielle des sanctions internationales.

L’Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de conclure un accord global autorisant certaines activités nucléaires civiles iraniennes avec la garantie qu’elle resteront exclusivement pacifiques, contre la levée des sanctions internationales.

Les deux parties s’étaient entendues pour parvenir d’abord à un accord politique avant le 31 mars et finaliser les détails techniques pour un accord global avant le 1er juillet. Mais l’Iran demande désormais un accord en une seule étape comprenant également les détails techniques.