Une dépouille d’un corps décapité a été retrouvée par les habitants de la péninsule du Sinaï en Egypte mercredi. On a aussi retrouvé une notre attribué à Ansar Bayt al-Maqdis, un groupe djihadiste qui a des liens avec l’Etat islamique.

Selon Reuters, les habitants de la région ont rapporté que la note indiquait que la victime était un espion du Mossad, l’agence nationale des renseignements d’Israël.

« C’est le sort qui attend tous ceux qui s’avèrent être des traitres de la patrie », mettent en garde les terroristes dans l’article, racontent les résidents locaux qui ont parlé à l’organisation d’informations.

Ansar Bayt al-Maqdis affirme qu’il a décapité quatre égyptiens le mois dernier car ils avaient collaboré avec l’Etat juif après qu’une frappe aérienne ait tué trois de leurs combattants.

Selon la chaîne d’information Arutz Sheva, la police égyptienne a indiqué que quatre hommes, qui avaient été kidnappés du Caire, ont été retrouvé décapités à 15 km de Gaza.

Selon les sources de renseignements israéliennes, ce groupe terroriste est parmi les plus actifs et est responsable d’un certain nombre de violents incidents, dont l’attaque meurtrière de 2014 sur un bus de touristes sud-coréens où quatre civils ont été tués, ainsi que le meurtre en 2012 du caporal Netanel Yahalomi à la frontière israélo-égyptienne.

La semaine dernière, un commandant d’Ansanr Bayt al-Maqdis a indiqué à Reuters que le groupe extrémiste recevait les conseils de l’Etat islamique par Internet.

Même s’il n’est pas clair si l’Etat islamique a influencé l’organisation du Sinaï dans sa décision de décapiter plusieurs de leurs prisonniers, ces exécutions ont une ressemblance flagrante avec ceux de James Foley et de Steven Stoloff. Leur utilisation des médias sociaux pour diffuser la décapitation des quatre hommes enlevés au Caire est similaire aussi à l’EI.

Cette décapitation est la huitième enregistrée dans la région en moins d’un mois.