Un chef de file de l’industrie de l’énergie solaire israélienne espère obtenir des soutiens politiques pour se lancer dans la course à la présidence d’Israël.

Né aux Etats-Unis, Yossef Abramowitz regrette les obstacles qui se sont dressés sur sa route, mais garde l’espoir qu’une « plate-forme d’idées » puisse émerger.

« Jusqu’à présent, cette campagne s’est réduite à des jeux de pouvoir empreints de cynisme, mais nous avançons sur une plate-forme d’idées », a-t-il affirmé. « Nous disposons d’une plate-forme qui permettra de renforcer l’assise diplomatique d’Israël… basée sur le tikun olam (faire du monde un meilleur endroit) et le pluralisme.»

S’il n’a toujours pas déclaré officiellement sa candidature, Abramowitz a néanmoins rencontré quinze députés issus de différents partis, dont des membres de Hatnua, Yesh Atid et de partis arabes, sans obtenir un quelconque soutien officiel.

Selon Abramowitz, l’absence de signatures ne signifie pas un manque de soutien de la Knesset.

« Beaucoup d’intérêts se sont manifestés à ce jour, et la situation est très fluide », explique-t-il.

« De nombreuses personnes disent qu’ils souhaiteraient nous aider, mais qu’ils craignent des représailles politiques ».

Abramowitz est le co-fondateur de l’entreprise Arava Power et l’actuel président de Energiya Global, une entreprise internationale spécialisée dans l’énergie solaire.

Si Abramowitz s’engage dans la course à la présidentielle, il portera le nombre total de candidats à neuf.

L’ancien ministre de la Défense Binyamin Ben-Eliezer est considéré comme le favori de la course après avoir remporté le soutien du Parti travailliste.

Il devient ainsi le premier candidat à obtenir les 10 signatures requises pour se présenter aux élections présidentielles du pays.

Autres candidats, Reuven Rivlin et le ministre du Développement régional, Silvan Shalom, tous deux membres du Likud.

L’ex-député et ancien directeur de l’Agence juive, Natan Sharansky, et Meir Sheetrit de Hatnua sont aussi candidats.

L’ancien juge de la Cour suprême Dalia Dorner, le ministre du Tourisme, Uzi Landau, et Dan Shechtman, lauréat du prix Nobel de chimie 2011, restent également dans la course. Mais leurs chances de décrocher le titre suprême restent très minces.

Selon le mode de scrutin actuel, le président est désigné par la Knesset.

Mais, selon la radio militaire, le Premier ministre Benjamin Netanyahu envisage de prolonger le mandat du président Shimon Peres pour une année supplémentaire, le temps de mettre en œuvre une législation qui soumettrait l’élection au vote des citoyens.

Informations niées par Peres. Le bureau du Premier ministre a refusé de commenter les rumeurs.

Lazar Berman et Marissa Newman ont contribué à la rédaction de cet article.