La famille d’un adolescent israélien porté disparu à Istanbul, en Turquie, affirme qu’il est absolument impossible que leur fils ait traversé la frontière avec la Syrie, rejetant toute spéculation qu’il ait pu rejoindre les groupes rebelles syriens ou même l’Etat islamique dans ce pays ravagé par la guerre.

Le père de famille a accusé Israël de ne pas faire suffisamment d’efforts pour localiser son fils parce que ce dernier n’est pas juif.

Ahmed al-Assam, 19 ans et originaire de Tel Sheva, une commune bédouine du sud d’Israël, a été aperçu mercredi pour la dernière fois alors qu’il quittait la chambre d’hôtel qu’il partageait avec des proches lors d’un voyage familial dans la ville turque.

Le père, Abdullah al-Assam, a déclaré que la famille a tenté de vérifier si l’adolescent avait franchi la frontière avec la Syrie, envoyant même des proches aux points de passage frontaliers pour vérifier s’il avait été aperçu. « Nous en avons conclu que ce n’est pas arrivé [qu’il n’est pas entré en Syrie] ». Constatant qu’il ne revenait pas, son père est parti pour la Turquie pour participer aux recherches et a alerté les autorités turques.

« Mon fils ne serait pas allé en Syrie. Il nous a toujours dit ce qu’il faisait et ce qu’il allait s’apprêter à faire, il nous montrait un respect infini. Il n’aurait pas bougé d’un centimètre sans nous le dire auparavant et c’est pour cela que nous sommes si inquiets. Nous avons peur d’apprendre une mauvaise nouvelle », a-t-il confié au site d’information Ynet .

Le père a expliqué que son fils s’était rendu en avion à Istanbul avec deux membres de sa famille dimanche, et que lorsque ces derniers avaient décidé de sortir mercredi, le jeune homme avait refusé de se joindre à eux, disant qu’il préférait rester se reposer à l’hôtel. Il avait quitté sa chambre pour acheter des cadeaux pour ses frères et sœurs puis avait ramené ses présents à l’hôtel. Il est ensuite ressorti et n’est jamais revenu, selon son père.

« Nous attendons de ses nouvelles. Il pourrait au moins juste nous dire qu’il va bien pour que nous puissions être plus calmes », a-t-il dit, ajoutant qu’il était « surpris » par la manière dont l’Etat d’Israël gérait cette disparition.

Alors que le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé que le consulat israélien d’Istanbul était en contact avec la famille et avec les autorités turques, le père a affirmé qu’il semblait que Jérusalem « ne se préoccupe pas de l’épreuve que nous traversons. »

« Si la personne disparue était juive, on s’activerait jusqu’à ce qu’on le retrouve. Mais parce que c’est un Arabe, tout le monde garde le silence et il n’y a personne pour nous aider », a-t-il dit.

Abdullah a expliqué qu’il appelait son fils à « établir un contact », et qu’il espérait qu’il reviendrait sain et sauf.