La police israélienne a révélé mercredi avoir arrêté un homme soupçonné d’avoir piraté l’ordinateur de la diva de la pop Madonna et volé des chansons inédites pour les vendre sur Internet.

Cette arrestation est le résultat d’une enquête d’infiltration de l’unité de cyber-criminalité du département d’enquêtes spéciales de la police, Lahav 433.

Les policiers ont ouvert l’enquête lorsque l’avocat de Madonna a déposé une plainte après qu’un matériau inédit de la chanteuse a été divulgué sur Internet il y a quelques mois.

L’enquête a été menée en étroite coordination avec le FBI et a révélé que le suspect, 38 ans, pourrait avoir piraté les ordinateurs d’autres célébrités.

Selon la police, le suspect s’est emparé des chansons pour ensuite tenter de les vendre en ligne.

La police a confisqué des ordinateurs et du matériel de la maison du suspect à Tel-Aviv. Il devait comparaître devant le tribunal de Rishon Lezion plus tard dans la journée.

Le piratage et la fuite qui a suivi ont apparemment accéléré la mise à disposition d’un aperçu du nouvel album de Madonna en décembre 2014, lorsque l’artiste a publié six chansons sur iTunes et divers streamings.

Les chansons ont été mises au jour parce que plusieurs démos ont été divulguées plus tôt cette semaine, avait déclaré la publiciste Liz Rosenberg.

Madonna, qui s’est produite deux fois en Israël, a déclaré dans un communiqué qu’elle avait voulu attendre une autre saison festive.
« J’espérais sortir mon nouveau single ‘Living For Love’ à la Saint Valentin avec le reste du nouvel album au printemps. Je préférerais que mes fans entendent les versions complètes de certaines des chansons au lieu des morceaux incomplets qui circulent. Veuillez considérer ces six chansons comme un cadeau de Noël anticipé. »

Interrogée sur la sécurité de l’enregistrement, Madonna confie qu’elle est déjà très renforcée, c’est pourquoi la fuite a tant surpris.

« Nous n’enregistrons plus rien dans les serveurs. Tout ce sur quoi nous travaillons, si nous travaillons sur des ordinateurs, n’est pas sur WiFi, ni sur Internet, nous travaillons de manière à ce que personne ne puisse accéder à l’information. »

« Les disques durs de musique sont transportés physiquement aux gens. Nous ne laissons pas la musique traîner ».

L’AFP a contribué à cet article.