Homme d’affaires basé au Panama, Shimon Yelinek serait en réalité un trafiquant d’armes, de diamants et de drogue.

Son fait d’armes le plus spectaculaire serait sa participation à l’opération Otterloo en 2001, au cours de laquelle un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches a transité entre le Nicaragua et la Colombie.

Né en Israël en 1961, il a été rapidement à bonne école en tant que conseiller pour la sécurité du dictateur africain Mobutu.

Il a dans ce cadre travaillé avec un certain Aziz Nassour, diamantaire libanais connu pour ses liens avec le dictateur libérien Charles Taylor et Al-Qaida. Zelinek aurait servi d’intermédiaire dans une vente d’armes – kalachnikovs, lance-roquettes, canons antiaériens et canons antichars – pour le compte des forces armées libériennes.

La transaction a été payée à Al-Qaida à coups de diamants, car en 2000, avant les attentats du 11 septembre, la nébuleuse terroriste cherchait à diversifier ses placements financiers.

Emprisonné entre 2002 et 2004 au Panama en raison du scandale Otterloo, Yelinek est relaché suite aux payements de pots-de-vin, virés depuis son compte de la HSBC.

En 2011, il est inquiété par l’administration américaine des narcotiques (DEA) en raison de ses liens avec les cartels de la drogue en Colombie.

Le Monde, qui a révélé récemment l’identité de centaines de milliers de clients de la banque HSBC, s’interroge sur la responsabilité de l’établissement bancaire qui ne pouvait raisonnablement pas ignorer les activités de son client.

Yelinek avait été mentionné par le Washington Post en 2000 dans l’affaire des diamants d’Al-Qaida.

Jusqu’en 2007, ce délinquant international possédait encore 860 000 dollars sur son compte bancaire lié à des sociétés écrans chez HSBC Private Bank.