Un garçon de 15 ans a été tué dans le Golan dimanche matin, apparemment par un obus de mortier tiré depuis la Syrie, juste au sud de la traversée de Quneitra. Trois autres personnes ont été blessées, dont son père.

Une source de sécurité israélienne a confirmé que l’attaque avait ciblé des entrepreneurs civils qui travaillaient sur la barrière qu’Israël construit sur le plateau.

L’armée israélienne a riposté avec des tirs de chars dans les zones sous le contrôle des forces loyales au président syrien Bachar al-Assad.

C’est la première fois qu’un tir de mortier cause un accident mortel sur le côté israélien du plateau.

La région frontalière entre Israël et la Syrie ont vu des échanges de feu intermittents tout au long de la guerre en Syrie. Bien qu’Israël ait largement attribué ces incidents à des tirs éloignés, il y a également eu des tentatives pour cibler les soldats israéliens.

En mars, quatre soldats de Tsahal ont été blessés par une bombe en bordure de route en dehors de la ville druze de Majdal Shams après que les soldats aient apparemment repéré un individu suspect près de de la clôture frontalière.

L’armée israélienne soupçonne que l’attaque a été perpétrée par le mouvement terroriste libanais Hezbollah, qui a pris pied sur le côté syrien du Golan après son entrée aux côtés d’Assad dans la lutte contre les forces de l’opposition.

En réponse à cette attaque, l’armée de l’air israélienne a ciblé une installation de l’armée syrienne, qui aurait « aidé et encouragé » l’attentat de ce matin. En confirmant la réponse, le ministre de la Défense Moshe Yaalon a déclaré qu’ « Israël ne tolérera aucune violation de notre souveraineté ou des attaques contre nos soldats et de civils… Nous réagirons avec force contre quiconque agit contre nous… ».

Les forces du Hezbollah et régime ont réussi à déloger les rebelles de la plupart de leurs positions le long de la frontière syrienne avec le Liban, mais les parties continuent à se battre autour des positions le long de la frontière avec Israël.