Un adolescent palestinien blessé fin août par la police des frontières à Jérusalem-Est a succombé dimanche, selon sa famille et l’hôpital.

Mohammed Sinokrot, 16 ans, avait été blessé le 31 août par des tirs dans le quartier de Wadi Joz.

L’annonce de sa mort a déclenché dimanche soir des affrontements avec la police près de son domicile, dans la Vieille Ville. La police a indiqué que des palestiniens masqués ont jeté des pierres et des pétards sur des policiers dans les quartiers de Wadi Joz, Issawiya et Al-Tur.

La famille de l’enfant affirme qu’il a été touché à la tête alors qu’il se rendait à la mosquée, la police indiquant pour sa part qu’il a été atteint à la jambe lors d’une manifestation.

« Il n’y a pas eu de manifestations dans le secteur. Il se rendait à la mosquée pour la prière nocturne et pour acheter du pain », a déclaré son oncle Mouhtadi Sinokrot à l’AFP, affirmant qu’il s’agissait d’un « assassinat ».

Le porte-parole de la police Micky Rosenfeld a indiqué à l’AFP que le Palestinien était « impliqué dans des manifestations » et qu’il avait été touché à la jambe par la police des frontières.

Malgré sa blessure, il avait tenté de s’enfuir avant de chuter et d’être emmené à l’hôpital Maqassed, a précisé le porte-parole israélien.

Rosenfeld a dit que l’adolescent avait probablement été blessé à la tête lors de sa chute. Selon lui, le ministère de la Justice s’est saisi de ce cas.

Après un premier traitement à l’hôpital Maqassed à Jérusalem-Est, l’adolescent a été transféré à Hadassah Ein Kerem, dans l’ouest de la ville, où il a succombé dimanche.

Une porte-parole a indiqué à l’AFP que le corps de l’enfant palestinien allait être transféré à l’institut médico-légal à Tel Aviv pour une autopsie, que la famille a refusée.

« Nous ne voulons pas d’autopsie, nous savons pourquoi il a été tué », a dit un autre oncle de l’enfant.