Un journaliste suédois qui avait été fait prisonnier par les forces gouvernementales en Syrie a été libéré après une semaine de détention, ont annoncé dimanche les médias suédois.

Joakim Medin, journaliste indépendant âgé de 30 ans, avait été arrêté avec son interprète kurde, lequel a également été relâché, à un barrage dans la ville de Qamishli, près de la frontière avec la Turquie.

Il a dit au journal Expressen n’avoir subi aucune violence, mais avoir été détenu seul dans une cellule « pleine de saleté et de sang », et interrogé sur ses liens avec les Kurdes, avec la Turquie et avec Israël.

Medin, qui a reconnu être entré en Syrie sans être passé par la voie officielle, travaillait depuis l’an dernier dans les régions kurdes de Syrie, y compris dans la ville de Kobané, prise par les forces de l’organisation Etat islamique puis reprise le mois dernier par les forces kurdes après quatre mois de bataille.

En décembre, il avait été arrêté par les garde-frontière turcs pour entrée illégale dans le pays à partir de Kobané.

Le ministère suédois des Affaires étrangères a confirmé sa libération, sans donner plus de détails.

Selon le journal Expressen, sa libération auraient été négociée par un groupe kurde, le Parti de l’Union démocratique (PYD), en échange de la libération de soldats gouvernements syriens faits prisonniers par les forces kurdes.