Cet événement, sous haute sécurité et qui a entraîné la fermeture de nombreux axes routiers en Cisjordanie, a été dénoncé par les Palestiniens qui ont appelé à des « manifestations de colère » pour dénoncer cet événement « raciste et agressif de l’occupant », dans un communiqué repris par l’agence officielle Wafa.

Encadrés par la police et l’armée, les coureurs, en partie des juifs religieux, se sont élancés à 5H30 de Rosh HaAyin, une ville du centre d’Israël sur la Ligne verte — la ligne de démarcation héritée du conflit de 1967 — et ont pénétré sur près de 40 kilomètres en Cisjordanie, selon Shahar Sadok, l’un des organisateurs.

La course est passée notamment par Ariel, l’une des plus grosses implantations israéliennes en Cisjordanie avec 18 000 habitants.

C’est à proximité de la ligne d’arrivée de cette course, au carrefour de Shilo, situé sur la route reliant Naplouse à Ramallah qu’un Palestinien a poignardé mercredi deux soldats israéliens, en blessant un grièvement, avant d’être abattu.

Le marathon rendait hommage à un épisode de l’ancien testament dans lequel un membre de la tribu de Benjamin est chargé de quitter Eben Ezer (actuel Rosh HaAyin) et de rallier en courant Shilo pour annoncer au prêtre Eli la défaite des Israélites face aux Philistins.

« Non ce n’était pas dangereux et aucun incident n’a été rapporté », a ajouté Sadok.