La branche armée du Hamas a annoncé la mort mardi d’un de ses membres dans l’effondrement d’un tunnel dans la bande de Gaza, le dernier d’une série d’incidents dans ces tunnels que le mouvement terroriste islamiste palestinien affirme multiplier.

« Marouane Maarouf, 27 ans, originaire de Khan Younès (sud), est mort en martyr dans l’effondrement d’un tunnel de la résistance », expression employée pour désigner les tunnels d’attaques contre Israël, ont indiqué les brigades Ezzedine al-Qassam dans un communiqué.

C’est le onzième homme tué dans l’écroulement de quatre tunnels différents en l’espace de deux semaines. Neuf de ces hommes ont été présentés par les brigades Ezzedine al-Qassam comme appartenant à leur organisation.

Ces effondrements ont été imputés pour certains aux intempéries et à la tempête récente, pour d’autres à la construction d’une zone tampon par l’Egypte à sa frontière avec le sud de la bande de Gaza, ensuite inondée selon les Palestiniens.

Les forces de sécurité à Gaza bouclent totalement l’accès à ces tunnels, rendant impossible la vérification de ces informations de source indépendante.

Le retour des tunnels dans l’actualité a ravivé l’inquiétude en Israël. Ils ont servi par le passé à attaquer le territoire israélien et leur destruction était l’un des objectifs primordiaux de la guerre de Gaza en juillet-août 2014.

La bande de Gaza est soumise depuis 10 ans à des restrictions israéliennes pour éviter précisément la multiplication de ces tunnels d’attaque et sa frontière avec l’Egypte est tenue fermée en quasi-permanence par Le Caire.

Les tunnels côté égyptien servaient essentiellement à la contrebande.

Craignant les allées et venues de jihadistes et l’acheminement d’armes entre la bande de Gaza et le Sinaï en proie à une insurrection, l’Egypte a lancé fin 2014 la création d’une zone tampon. L’Egypte dit avoir détruit des centaines de tunnels entre Gaza et le Sinaï depuis la destitution en 2013 du président Mohamed Morsi, soutien du Hamas.