Un haut commandant du mouvement chiite libanais Hezbollah, considéré par le FBI comme l’un des « terroristes » les plus recherchés, a été tué dans des combats en Syrie, ont indiqué mardi à l’AFP des habitants de son village du sud du Liban.

« Fawzi Ayoub a été tué en Syrie. Ses funérailles ont eu lieu à Ain Qana hier (lundi). De nombreuses personnes y ont assisté (…) et ont présenté leurs condoléances à sa famille », a indiqué un habitant sous couvert de l’anonymat.

Le puissant mouvement Hezbollah a envoyé des milliers d’hommes en Syrie voisine pour appuyer l’armée du régime face aux rebelles.

Selon un autre habitant d’Ain Qana (50 km au sud-est de Beyrouth), « Ayoub était un commandant du Hezbollah de premier plan dans la région d’Alep », dans le nord de la Syrie.

Selon le site du FBI, Ayoub a été inculpé en 2009 aux Etats-Unis pour avoir tenté d’entrer en Israël avec un faux passeport américain « avec comme objectif d’y commettre un attentat ».

Ayoub, qui avait vécu au Canada, a été arrêté en Israël en 2000. Il avait été relâché en 2004 dans le cadre d’un échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah.

Dans un incident séparé, un autre membre du Hezbollah, soupçonné d’avoir tenté d’assassiner un député libanais en 2012, a été également tué en Syrie, selon des habitants de son village de Adchit, dans le sud du Liban.

« Mahmoud Hayek, qui avait été accusé d’avoir tenté d’assassiner Boutros Harb, a été tué alors qu’il combattait en Syrie », a indiqué à l’AFP un habitant sous couvert de l’anonymat.

Des sources judiciaires ont indiqué qu’Hayek avait été jugé par contumace par une cour militaire libanaise pour cette tentative d’assassinat, a indiqué un membre de l’opposition, hostile au régime syrien.

Sa région lui a rendu hommage, un site internet de Nabatiyeh, où se trouve son village, publiant notamment un texte saluant le combattant Hayek, accompagné de photos de lui souriant.