Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri, aurait refusé de rencontrer les représentants du mouvement des Juifs réformés de France pendant sa visite, a annoncé mardi le site d’information israélien ultra-orthodoxe Kikar Hashabat

Deri doit rencontrer les dirigeants de la communauté juive à la Grande Synagogue de Paris mercredi soir lors d’un dîner en présence du responsable du Consistoire, Joël Mergui et du grand rabbin de France, Haim Korsia.

Selon l’article de Kikar Hashabat, les dirigeants juifs réformistes sont représentés par le Crif et avaient demandé à assister à une réunion avec le consistoire et le ministre a alors refusé. Le Crif est en réalité le représentant des institutions juives de France et ne représente donc pas exclusivement les juifs réformés de France, même si ces derniers sont membres du Crif, comme la plupart des associations juives françaises.

L’Union Libérale Israélite de France (ULIF Copernic) dément formellement les informations relayées le 9 février indiquant que le ministre de l’Intérieur israélien, Aryeh Deri, refusait de rencontrer les représentants du mouvement Juifs réformés de France.

Jean-François Bensahel, président de la plus ancienne communauté juive libérale de France (l’ULIF Copernic), précise – après avoir contacté les autres communautés juives réformées – qu’aucun représentant du judaïsme libéral n’a été invité à participer à la réunion évoquée par Aryeh Deri avec le consistoire.

« Nous sommes indignés qu’un membre du gouvernement israélien puisse refuser de rencontrer une partie du peuple juif. Et je me demande si le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu partage la position de son ministre de l’intérieur ? », s’est interrogé Jean-François Bensahel.

Par ailleurs, Deri et d’autres politiciens ultra-orthodoxes ont au cours des dernières semaines critiqué les courants non-orthodoxes du judaïsme en raison d’une initiative qui permettrait l’ouverture d’un espace de prière mixte au mur Occidental à Jérusalem.

La rédaction du Times of Israël a corrigé l’article originel et prie sincèrement ses lecteurs d’accepter ses excuses pour la gêne occasionnée.