Le ministre des Communications, Ayoub Kara, tenterait de convaincre l’Arabie saoudite d’autoriser les vols directs depuis Tel Aviv, afin que les musulmans israéliens puissent faire le pèlerinage à la Mecque.

Bien qu’il n’y ait pas de liens officiels entre Israël et l’Arabie saoudite, Kara espère que les réalités changeantes du Moyen Orient et les négociations régionales parrainées par les États-Unis changeront cela, a annoncé mercredi le site d’information Bloomberg.

Des milliers d’Israéliens qui font le voyage vers ce site sacré chaque année sont confrontés à un voyage en bus en Jordanie puis en Arabie Saoudite de 1 350 kilomètres. Un nombre limité de pèlerins est autorisé à partir de l’aéroport Ben Gurion pendant le Ramadan, mais ils doivent d’abord se rendre en Jordanie, avant de continuer vers l’Arabie Saoudite.

Kara a indiqué avoir parlé à des fonctionnaires en Arabie Saoudite, en Jordanie et dans d’autres pays. Ces derniers ont affirmé qu’ils étaient « prêts à le faire, mais le dossier reste très sensible et il s’agit encore là d’une question de négociation ».

Ayoub Kara, député du Likud, avant une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 30 décembre 2015. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Ayoub Kara, député du Likud, avant une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 30 décembre 2015. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

« La réalité a changé, a déclaré Kara. C’est le bon moment pour faire la demande, et je travaille dur dessus. »

Puisque l’Arabie saoudite ne reconnaît pas les passeports israéliens, Kara discute également de la possibilité pour les Saoudiens d’émettre des documents de voyage temporaires pour les pèlerins.

Lorsque le président américain Donald Trump a visité Israël en mai, son avion a été considéré comme étant le premier à décoller directement de Ryad pour Tel Aviv. Les autres avions qui l’accompagnaient devaient dévier quant à eux leur vol vers Chypre avant d’atteindre ensuite le ciel israélien.

Au cours des derniers mois, les responsables israéliens ont laissé entendre leur désir de voir l’Arabie saoudite jouer un rôle dans l’effort de paix régional israélo-palestinien et les États-Unis auraient également poussé pour que Ryad soit impliqué dans ce processus.

Le ministre des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, Adel al-Jubeir, a déclaré en février qu’il était optimiste sur le fait que les Arabes et les Israéliens puissent parvenir à un accord de paix en 2017.