Le ministre de la coopération régionale Tzachi Hanegbi a semblé critiquer l’accord trilatéral qui aurait été passé entre les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie et qui vise à éloigner l’Iran de la frontière avec Israël. C’est la première réponse officielle apportée par un Israélien à la convention.

L’accord « ne prend pas en compte la demande israélienne sans équivoque qu’aucun développement ne sera susceptible de faire venir les forces du Hezbollah ou de l’Iran à la frontière israélo-syrienne dans le nord », a dit Hanegbi selon Reuters.

« On se demande ici s’il a vraiment été compris qu’Israël a établi des lignes rouges et que le pays restera ferme à ce sujet », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie auraient trouvé un accord portant sur un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie qui comprendrait l’expulsion des zones frontalières avec Israël, sur le plateau du Golan, des milices iraniennes appuyées par l’Iran.

Sous les termes de l’accord qui a été conclu samedi, tous les militants non-syriens, notamment ceux qui combattent dans des groupes mandataires de l’Iran qui se sont placés au service du régime de Bashar Assad, se trouveront dans l’obligation de quitter la zone frontalière et la Syrie dans un avenir indéterminé, ont fait savoir dimanche les médias israéliens, citant un responsable américain.