Les rabbins du mouvement Habad-Loubavitch ont pu obtenir un livre en Israël appartenant à la collection Schneerson, dont une grande partie se trouve en Russie.

Le volume a été récemment découvert chez Kedem, une société de vente aux enchères en Israël, et il devrait être renvoyé aux rabbins Habad aux Etats-Unis, selon un communiqué émis jeudi par le bureau du sénateur Charles E. Schumer, qui s’est réjoui du retour du livre auprès des rabbins.

« La découverte de ce texte sacré en Israël est une simcha [joie] pour la communauté habad comme pour la communauté juive toute entière », a écrit Schumer, qui est Juif, utilisant le mot en hébreu pour dire « joie ».

Schumer a ajouté être reconnaissant d’avoir « participé à ce joyeux événement ».

Il a également déclaré qu’il « ne prendra pas de repos avant que la collection Schneerson toute entière ne revienne à la communauté Habad et je vais continuer à me battre pour qu’elle sorte de Russie ».

Le rabbin Menachem Mendel Schneerson (Crédit : Mordecai Baron/Wikipedia)

En 2013, un juge américain avait ordonné à la Russie de payer 50 000 dollars par jour d’amende pour n’avoir pas honoré un jugement rendu en 2010 par une cour de district américaine qui stipulait l’obligation de rendre cette collection historique de 12 000 livres et de 50 000 documents au mouvement basé à New York.

Depuis 1991, les leaders du groupe n’ont cessé de tenter de récupérer la bibliothèque du rabbin Joseph I. Schneerson, qui a dirigé le mouvement Habad-Loubavitch avant sa mort en 1950.

Le président russe Vladimir Poutine avait estimé que les textes faisaient partie du patrimoine russe et qu’ils ne quitteraient pas le pays. Il les avait transférés au musée Juif et au centre de la Tolérance à Moscou un an après son ouverture en 2012, mais les livres n’ont été que prêtés et ils restent la propriété de la bibliothèque d’état russe. Cette collection appartient aux Russes depuis 1918, après avoir été confisquée par les communistes.

Une ancienne Haggadah tâchée de vin de la Collection Schneerson. (Crédit : autorisation)

Schneerson était parvenu à faire sortir l’autre partie de sa collection d’Union soviétique lors de son émigration dans les années 1930.

Environ 25 000 pages de manuscrits de la collection avaient été saisies plus tard par les nazis, puis reprises par l’armée rouge et transmises aux archives militaires de l’état russe.

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