Après avoir passé 177 jours en prison, l’objecteur de conscience, Uriel Ferera a reçu une exemption de service militaire en début de semaine. Ferera avait été mis aux arrêts dans le cadre de l’armée à dix reprises. Né à Buenos Aires, il a émigré en Israël avec sa famille quand il avait six ans.

Religieux pratiquant, il vit à Beer Sheva et ne mâche pas ses critiques sur Tsahal. « Si je suis enrôlé dans l’armée, je vais contribuer à l’occupation israélienne, même si je ne sers pas dans les territoires », a t-il affirmé dans une interview à Haaretz.

« La moindre fonction dans l’armée, même dans les bureaux, c’est de la collaboration, et je ne veux pas y participer. Refuser de servir est ma façon de protester. Toute personne souhaitant parvenir à la paix ne devrait pas effectuer son service militaire », a-t-il ajouté.

Ses proches expliquent que le comité de Tsahal chargé de s’occuper des cas de personnes considérées comme inaptes au service militaire avait dans un premier temps refuser de lui accorder une exonération avant de prendre le contre-pied de leur décision.

Ferera envisage, dans les prochaines semaines, d’étudier pour préparer son entrée à l’université et d’effectuer ensuite son service civil durant l’été.

Sa mère Ruth, dont les positions politiques sont très marquées, s’est dite très heureuse de la décision des instances militaires mais semble s’indigner que le militarisme pèse plus fortement sur la logique et affirme qu’il s’agit d’une absurdité d’emprisonner un jeune homme sous prétexte de ne pas vouloir remplir ses obligations militaires.