Le chef adjoint du gouvernement de Crimée a déclaré que plusieurs Etats se montrent intéressés à travailler avec l’Etat séparatiste, y compris Israël et la Turquie, rapporte l’agence de nouvelles russe Ria Novosti mercredi.

« La Turquie, Israël et certains pays d’Extrême-Orient font preuve d’une grande volonté à coopérer », a déclaré Georgy Muradov au cours d’une réunion du gouvernement. « Nous serons en interaction avec tout le monde. »

Le rapport ne précise pas si l’intérêt montré par Israël est d’ordre privé ou officiel.

Selon Muradov, des contacts avec des représentants du gouvernement, des grandes entreprises et des investisseurs chinois ont déjà été entrepris par le passé.

L’intérêt de la Chine porte sur les travaux d’infrastructure publique, y compris les aéroports, les ports, les routes, les ponts, les tunnels, ainsi que l’énergie et l’approvisionnement des plantes en eau. L’agriculture et le secteur du logement attirent également l’attention des Chinois, affirme-t-il.

La République de Crimée a été créée le 17 mars, le lendemain des résultats du référendum, où 95 % des participants ont voté une rupture avec l’Ukraine pour rejoindre la Russie. Les pays occidentaux ont qualifié le référendum d’invalide et appelé à maintenir la péninsule sous le joug de l’Ukraine, un point de vue soutenu par un vote postérieur des Nations unies.

La Russie a reconnu et annexé la République, qui fait partie de la Fédération de Russie, un mouvement qui a attiré une première condamnation puis une série de sanctions économiques à l’encontre de hauts responsables russes.

Peu de temps après l’annexion, des insurgés pro-russes ont combattu les forces sécuritaires ukrainiennes dans la partie orientale de l’Ukraine. Le conflit a coûté la vie à plus de 1 100 personnes.