Un officier de Tsahal affirme qu’il y a probablement plus de tunnels de Gaza menant en Israël
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Un officier de Tsahal affirme qu’il y a probablement plus de tunnels de Gaza menant en Israël

Le commandant de la brigade du Sud indique aux habitants de la ville frontalière que la dernière vague de violence est "comme une boule de neige que nous essayons d’arrêter"

Les troupes israéliennes se préparent à détruire un tunnel d'attaque du Hamas entré en territoire israélien depuis la bande de Gaza, le 9 décembre 2017. (Forces de défense israéliennes)
Les troupes israéliennes se préparent à détruire un tunnel d'attaque du Hamas entré en territoire israélien depuis la bande de Gaza, le 9 décembre 2017. (Forces de défense israéliennes)

Quelques jours seulement après que l’armée israélienne a détruit un tunnel d’attaque menant du sud de la bande de Gaza vers Israël, un officier de haut rang a déclaré aux résidents d’un kibboutz près de la frontière que ce n’était probablement pas le dernier.

Lors d’une visite au kibboutz Nirim, le colonel Kobi Heller, commandant de la brigade sud de l’armée israélienne, a tenté de rassurer son auditoire en affirmant que le tunnel, détruit le week-end, ne constituait pas une menace.

Mais il a cependant ajouté : « Il y a probablement plus de tunnels que nous trouverons et détruirons », selon les enregistrements de son allocution qui ont été publiés jeudi.

Evoquant l’intensification des tensions et le nombre de tir de roquettes qui augmentent, provoquant des tirs de représailles d’Israël, Heller a déclaré : « La dynamique actuelle est comme une boule de neige que nous essayons d’arrêter. »

Les terroristes « de l’autre côté » ne sont pas « rationnels comme vous et moi » et utilisent une situation dans laquelle le groupe terroriste du Hamas au pouvoir ferme les yeux pour rendre les choses difficiles pour Israël, a-t-il expliqué.

Une barrière souterraine de 2 milliards de shekels qu’Israël construit le long de sa frontière avec l’enclave côtière a aidé l’armée à trouver le tunnel détruit il y a quelques jours, « et nous trouverons des tunnels supplémentaires dans les mois à venir », a-t-il poursuivi.

Travaux de construction d’une barrière de sécurité souterraine pour déjouer les attaques de terroristes palestiniens à la frontière avec Gaza, en septembre 2016. (Crédit : capture d’écran Ynet)

« [La barrière] apportera de bonnes nouvelles dans deux ans, et d’ici là, il y aura une période intermédiaire pendant laquelle la barrière va traverser tous les tunnels qui existent, s’ils existent, dans la région des communautés frontalières. »

L’armée a déclaré que le tunnel d’un kilomètre de long détruit il y a quelques jours avait été construit par le groupe terroriste Hamas. Il partait de la ville de Khan Younis à Gaza et s’étendait sur des centaines de mètres à l’intérieur du territoire israélien. Israël a démoli un autre tunnel transfrontalier, creusé par le groupe terroriste Jihad islamique, six semaines plus tôt.

En annonçant la destruction des tunnels, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de Tsahal, n’a pas précisé où se trouvait exactement le tunnel détruit par Israël, mais a déclaré qu’elle se terminait dans des terres agricoles ouvertes à environ un kilomètre de la communauté israélienne la plus proche.

« Nous avons surveillé ce tunnel pendant une longue période », a déclaré Conricus.

Depuis mercredi dernier, une quinzaine de roquettes ont été lancées depuis Gaza. Selon des responsables israéliens, cinq des roquettes ont atterri en territoire israélien, six ont été interceptées par le système de défense anti-missiles du Dôme de Fer, et les autres n’ont pas réussi à franchir la barrière de sécurité et ont atterri à l’intérieur de Gaza.

La police trouve une roquette tirée depuis Gaza dans un jardin d’enfants dans la ville de Sderot, dans le sud d’Israël. le 9 décembre 2017. (Crédit : Police d’Israël)

Les nombreuses attaques à la roquette sont dues aux appels du Hamas à lancer une nouvelle Intifada en réponse à la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël la semaine dernière, ainsi qu’aux efforts accrus de l’armée pour trouver et détruire les tunnels de la bande de Gaza et en pleines négociations de réconciliation entre le Hamas et l’Autorité palestinienne. À la suite du discours de Trump, le Hamas a appelé à une nouvelle Intifada pour libérer Jérusalem.

Mercredi soir, des terroristes à Gaza ont tiré quatre roquettes sur Israël. Deux d’entre eux ont été interceptés par le Dôme de Fer, l’un est tombé dans un terrain vague dans la région d’Eshkol et le quatrième est tombé à la frontière et est tombé sur une école dirigée par les Nations unies, selon des responsables israéliens.

Aucun blessé ou dommage n’ont été signalés mais deux Israéliens ont été soignés pour des crises d’angoisse et un homme d’une trentaine d’années a été légèrement blessé à la jambe pendant qu’il courait vers un abri anti-roquette, a indiqué le service de secours Magen David Adom.

En réponse aux attaques, les avions israéliens ont bombardé trois installations militaires du Hamas qui, selon l’armée, « servaient de centre d’entraînement et de stockage d’armes ». Une source de sécurité palestinienne a indiqué qu’il y avait plus de 10 frappes sur les cibles, qui comprenait une base militaire près du camp de réfugiés de Shati, dans le nord de Gaza.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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