Le président de l’exécutif de l’Agence juive en Israël, Natan Sharansky, a salué l’approbation du cabinet plus tôt aujourd’hui d’un plan par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la ministre de l’Alyah et de l’Intégration Sofa Landver qui permet de faciliter l’intégration des nouveaux immigrants parmi la population active israélienne.

« A ce moment précis, alors que le nombre de nouveaux immigrants va atteindre de nouveaux sommets, il est essentiel d’éliminer les obstacles bureaucratiques qui entravent leur intégration professionnelle. La reconnaissance des diplômes professionnels et des diplômes universitaires par les autorités israéliennes permettra aux nouveaux immigrants de commencer à exercer leur profession, et c’est une amélioration essentielle qui fournira à l’alyah un nouvel élan », a déclaré Sharansky.

« Pourquoi ne pas tout simplement vous faciliter le passage d’un pays à l’autre, notamment pour les détenteurs de diplômes qui peuvent tant apporter à l’Etat d’Israël, à son économie, sa société, sa sécurité ?? » s’est demandé Netanyahu.

Netanyahu qualifiait de « totalement absurde la fait qu’un excellent chirurgien dans le meilleur hôpital de Paris, un lieu où l’on exige les standards les plus élevés, ne puisse pas exercer en Israël ». Il a confirmé la décision du conseil des ministre qui veut que d’ici le 1er janvier 2015 les ministères concernés auront préparé un plan détaillé d’allègement des procédures et de la suppression d’obstacles bureaucratiques. « Ce n’est pas le moment de le faire, cela aurait dû être fait il y a bien longtemps » concluait-il sur ce sujet.

Toutefois, le projet adopté ne satisfait pas tout le monde, – loin s’en faut. Les représentants des associations françaises réunies à la brève conférence de presse du Premier ministre ce dimanche émettaient divers jugements mais sont en revanche d’accord pour dire aue le chemin reste encore long.

Toutes les catégories socioprofessionnelles médicales et paramédicales ne sont pas concernées. En effet, par exemple, les dentistes français qui voudraient faire leur alyah et exercer leur métier en Israël, devraient fermer leur cabinet durant deux mois pour suivre une formation en Israël, payer 3 500 euro et passer un examen en France, confie au Times of Israël, Alain Zeitoun du bureau de l’AAEGE déçu du résultat approuvé.

Quant au directeur du CNEF, Sam Kadosh, il préfère nuancer l’ampleur de l’échec en affirmant qu’il faut continuer à creuser dans cette voie soulignant les progrès accomplis dans ce parcours du combattant vers une reconnaissance de l’alyah française mise sur le même plan que celles des autres nationalités.

Toujours lors de cette conférence de presse, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en a profité pour rappeler que « la reconnaissance d’un État palestinien par la France serait une grave erreur », – l’Assemblée nationale française doit débattre de cette question le 28 novembre et voter le 2 décembre.

« C’est ce qu’ils ont à faire en ce moment en France quand on décapite des gens à travers le Proche-Orient, y compris un citoyen français ? », a affirmé Netanyahu. En effet, un groupe djihadiste ayant enlevé et décapité le 24 septembre dernier, un guide français haute montagne en Algérie, Hervé Gourdel, 55 ans, avait en outre diffusé une vidéo intitulée « Message de sang pour le gouvernement français », en montrant sa décapitation.

« L’Etat d’Israël est le foyer du peuple juif, le seul Etat que nous avons et les Palestiniens qui exigent un Etat ne veulent pas nous reconnaître le droit d’avoir un Etat pour le peuple juif », a martelé Netanyahu.

Netanyahu estime « qu’ils [élus français] font une grossière erreur car ils reconnaissent un Etat palestinien alors qu’il n’y a pas de paix et alors que l’Autorité Palestinienne refuse catégoriquement de reconnaître Israël comme Etat du peuple juif ». Netanyahu a rappelé « que tout territoire qui a été cédé aux Arabes avait été transformé en base terroriste contre Israël et en bastion avancé de l’Islam radical ».

« Cette attitude française et européenne n’aura d’effet que de radicaliser encore plus la position palestinienne », a-t-il conclu.