Payam Feili, un poète iranien gay ayant demandé l’asile à Israël, a déclaré lundi à des journalistes à Jérusalem que son visa avait été prolongé jusqu’en octobre après que son visa actuel soit sur le point d’expirer.

« Je prévois ma vie comme si j’allais rester ici à long terme » a-t-il déclaré, s’exprimant depuis les bureaux du groupe de défense The Israël Project. « Avec l’aide de mes amis, je peux mettre en place une vie simple ici. Je n’ai besoin d’aucune aide d’aucun gouvernement, qu’il soit israélien ou pas. »

Il a déclaré n’avoir pas rencontré d’officiels, mais est confiant sur le fait qu’il sera autorisé à rester en Israël.

Confronté à la persécution pour sa sexualité et à la censure, Feili à fui son Iran natal en 2014 pour la Turquie, avant de venir en Israël. Il est arrivé en Israël en fin d’année dernière pour voir son dernier roman « Je grandirai, je porterai des fruits… des figues » adapté au théâtre en hébreu à Tel Aviv

Feili, qui a écrit neuf livres, n’a pas pu publier son travail en Iran.

Payam Feili à Jérusalem le 29 février 2016 (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Payam Feili à Jérusalem le 29 février 2016 (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Feili a accusé à la fois le gouvernement iranien et la société en général pour sa persécution, mais a déclaré que le régime était responsable d’enseigner l’intolérance.

« Le principal problème avec la République islamique d’Iran est qu’ils ne veulent même pas que vous parliez de votre identité personnelle, » a déclaré Feili, qui arbore une étoile de David tatouée à son cou. « La République islamique d’Iran vous accorde une identité en tant que personne chiite, une personne qui hait le monde entier, et ils veulent que vous adoptiez cela comme votre identité et rien d’autre. »

Il a déclaré qu’il n’attendait pas que les récentes élections ne changent la situation dans son pays d’origine.

« Cela ne va pas engendrer une réforme qui va changer la direction de la société, a-t-il déclaré. Je n’ai aucune intention de rentrer en Iran suite aux élections. »

Feili a dit qu’il reconnaissait la difficulté de vivre en Israël, mais ne regrette pas cette décision.

« Depuis le début, je ne cherchais pas un endroit où je pourrais avoir une vie facile, a-t-il déclaré. Je comprends que c’est un pays libéral où les minorités sont soutenues. »

Feili a déclaré que sa famille l’avait principalement soutenu quand il a quitté l’Iran mais qu’ils sont sous pression depuis sa présence en Israël. Il a ajouté qu’il ne pensait pas que le régime était un danger pour eux.